Rixe mortelle près de Grenoble: La mère d'une des victimes dénonce une mort «absurde»

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Publié le 1 octobre 2012.

FAITS DIVERS - Elle met en cause des jeunes «sans garde-fous» qui vivent dans «le désoeuvrement»...

«J'ai perdu un enfant d'une mort absurde, il n'est pas parti à la guerre», dénonce dans un entretien à l'AFP la mère de Kevin, étudiant de 21 ans tué à coups de couteau vendredi à Echirolles, près de Grenoble, par des jeunes sans «garde-fous» selon cette pédiatre.

«Il n'y a plus de garde-fous, les codes de communication ont changé», a confié dimanche à l'AFP Aurélie Noubissi, assise devant un café dans son modeste appartement au rez-de-chaussée d'un immeuble d'Echirolles, évoquant la dispute pour un motif futile qui serait l'élément déclencheur de cette spirale de violences contre son fils et un de ses amis, à coups de pioche, de couteau ou de batte de base-ball.

«Une simple altercation qui vire au décès»

«C'est une simple altercation qui vire au décès», a ajouté la mère de Kevin, 21 ans, qui venait de terminer sa licence de management à Aix-en-Provence. «Ce n'est pas un soldat, ce n'est pas normal qu'il meure», a-t-elle insisté.

Alors qu'aucune interpellation n'a encore eu lieu, elle pointe du doigt les jeunes du quartier sensible voisin de la Villeneuve, à Grenoble. «Ce sont des jeunes qui vivent dans le désoeuvrement, l'oisiveté. La source du problème, on le sait, elle vient de Villeneuve», a avancé cette mère de quatre enfants, se disant «révoltée et anéantie».

Elle s'est mise dimanche à l'écriture d'une lettre au ministre de l'Intérieur Manuel Valls, y suggérant l'installation de vidéo surveillance et une plus forte présence policière. «Je me demande si la police de proximité ne pourrait pas venir plus souvent, même si je sais qu'il y a des contraintes budgétaires», a-t-elle encore dit. «Je ne veux pas que ce genre de choses se reproduise», a-t-elle insisté.

«Kévin était le confident des jeunes de la cité»

«Mon fils était qualifié de petit prince et de conciliateur dans le quartier», a ajouté Aurélie Noubissi, retenant ses larmes. Kevin était «le confident des jeunes de la cité, il était reconnu pour son bon sens». Un «mauvais regard» entre le petit frère de Kevin, Wilfried, et un autre adolescent à la sortie du lycée avait conduit vendredi à une première dispute, à laquelle plusieurs jeunes avaient pris part.

Dans la soirée, un deuxième affrontement avait ensuite éclaté dans la rue entre deux groupes d'une quinzaine de jeunes composés des grand frères des deux adolescents et d'amis. Selon les propos de Wilfried à sa mère, Kevin aurait voulu donner une leçon de pédagogie aux jeunes qui avaient agressé son petit frère, avant le déferlement de violences où il a trouvé la mort.

Avec AFP
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