Dominique Strauss-Kahn à kiev, le 4 avril 2012.
Dominique Strauss-Kahn à kiev, le 4 avril 2012. - Sergei Chuzavkov/AP/SIPA

Le parquet de Lille s'apprête à classer sans suite l'enquête préliminaire contre Dominique Strauss-Kahn pour «viol en réunion» dans l'affaire du Carlton, rapporte ce samedi Le Figaro. «Selon nos informations, les investigations sur ce volet du dossier ont abouti à une impasse et le parquet de Lille s'apprête à classer sans suite l'enquête préliminaire ouverte en mai sur ce volet du dossier», lit-on sur le site internet du journal.

 

«Le parquet de Lille confirme que le dossier a été retourné par la police judiciaire, et qu'il est actuellement en cours d'analyse», a indiqué à l'AFP le procureur de Lille Frédéric Fèvre. Mais, a-t-il poursuivi, «à ce jour aucune décision n'a été prise».

Toujours mis en examen pour «proxénétisme aggravé»

Selon une déposition recueillie par la police, l'ancien directeur général du Fonds monétaire international aurait imposé fin 2010 à Washington un rapport sexuel violent à une prostituée avec l'aide d'amis. La jeune femme en question n'avait pas porté plainte après cette déposition.

Selon Le Figaro, cette prostituée belge a transmis au cours de l'été un courrier à la police judiciaire de Lille dans lequel elle explique n'avoir pas été victime de violences à Washington et avoir été parfaitement consentante.

Même s'il est confirmé que l'accusation la plus grave, celle de viol, est abandonnée, Dominique Strauss-Kahn reste mis en examen pour «proxénétisme aggravé en bande organisée», des faits passibles des assises et de 20 ans de réclusion.

DSK nie

Il est soupçonné d'avoir contribué à animer un réseau de prostitution à son profit avec plusieurs proches, dont un commissaire de police, aux Etats-Unis et en France.

Ancien favori des sondages pour la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn nie les accusations dans ces deux affaires, même s'il ne conteste pas avoir eu des rapports avec des femmes présentées par ses amis. Il dit avoir ignoré qu'il s'agissait de prostituées et parle de «moeurs libertines».

Selon la déposition à l'origine de la requête des juges d'instruction, Dominique Strauss-Kahn aurait imposé un rapport sexuel brutal à la jeune femme avec l'aide de ses amis entrepreneurs lillois David Roquet et Fabrice Paszkowski et de celle du policier Christophe Lagarde, tous trois mis en examen pour proxénétisme.

Une autre prostituée présente à la partie fine a déclaré à la presse qu'elle estimait qu'il n'y avait pas eu viol.

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