Relaxé après avoir piraté le système informatique de la Banque de France

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Publié le 20 septembre 2012.

JUSTICE - Il a plaidé la bonne foi...

Pirate malgré lui? Ouest-France rapporte dans son édition de jeudi la mésaventure d’un Breton, qui a réussi à pirater le système informatique de la banque de France malgré lui et que la justice a relaxé mardi, reconnaissant sa bonne foi. En 2008, cet habitant de Fougères, qui passe son temps sur son ordinateur, trouve sur des forums le moyen d’appeler des numéros surtaxés sans payer les communications.

C’est l’histoire d’un Breton, qui a réussi à pirater le système informatique de la Banque de France et que la justice a relaxé mardi, reconnaissant sa bonne foi. En 2008, cet habitant de Fougères (Ille-et-Vilaine), qui passe son temps sur son ordinateur et trouve sur des forums le moyen d’appeler des numéros surtaxés sans payer les communications, rapporte Ouest-France dans son édition de jeudi.

Cet allocataire du RSA qui vivait «replié sur lui-même» selon son avocate Me Hélène Laudic-Baron, a testé un de ses numéros de téléphone au hasard via Skype. Il tombe sans le remarquer sur celui de la Banque de France. Un serveur vocal lui demande de taper quatre, puis six chiffres. Il tape 1,2,3,4,5,6, puis raccroche. Sans le savoir, il vient de bloquer pour 48 heures le service du surendettement de la Banque de France.

Ses propres coordonnées sur Skype

L’institution porte plainte. La brigade d’enquête sur les fraudes informatiques et financières est sur les dents et poursuit ses recherches au niveau international. Au bout de deux ans, les enquêteurs mettent la main sur l’homme.

Le Fougerais a déclenché, à son insu, des investigations internationales. La brigade d’enquête sur les fraudes informatiques et financières est saisie. Deux ans plus tard, en 2010, les enquêteurs l’interpellent à son domicile. «Il avait donné ses vraies coordonnées sur Skype et ne se doutait de rien», explique Me Laudic-Baron. «Un enfant de dix ans aurait été capable de pirater le site de la Banque de France. Il n’a jamais voulu bloquer le système», explique l’avocate au quotidien régional.

Du coup, le tribunal de Rennes n’a pas suivi les réquisitions qui demandaient 70 heures travail d’intérêt général. L’homme a été relaxé.

M.P.
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