Vidéo: Les féministes aux seins nus de Femen investissent Paris

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Publié le 18 septembre 2012.

REPORTAGE - Les activistes ukrainiennes vous expliquent comment elles comptent former la génération suivante du «nouveau féminisme»...

«Go, undress and win!» Les féministes ukrainiennes ont battu le pavé parisien ce mardi en fin de matinée. Un cortège de femmes aux seins nus a rallié la rue Léon depuis la station de métro Château-Rouge sous les regards incrédules des habitants de ce quartier du 18e arrondissement. «C’est la première et dernière fois qu’on défile», a prévenu Inna Shevchenko, figure emblématique du mouvement réfugiée à Paris après son dernier coup d’éclat à Kiev.

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Mais la journée est particulière. Les «sextrémistes» -comme elles aiment à se décrire- inaugurent leur camp d’entraînement international, hébergé dans les locaux du Lavoir moderne parisien, lieu de création artistique menacé de fermeture. «Cet endroit est celui où un nouveau féminisme va naître», annonce Inna dans les locaux exigüs où sont rassemblées membres historiques et jeunes recrues.

>> L'épopée parisienne des Femen en photos, c'est par ici.

«Nous faisons des choses un peu folles, raconte sa consoeur Alexandra Shevchenko. Il y aura des entraînements physiques, nous devons être préparées à faire face aux policiers.» Sprints, pompes, sports de combat mais aussi «une formation psychologique, de résistance au stress, et une formation théorique», ajoute Julia, jeune française désireuse d’être instruite.

«Nous combattons toujours nos ennemis face à face»

«Se situer dans un quartier sensible était important», estime la jeune femme. «Nous combattons le business sexuel, la dictature masculine et la religion», renchérit Inna. Mais les Femen, elles l’assurent, n’ont pas peur d’affirmer leurs positions tranchées à deux pas de la mosquée de la rue Myrha, dans cette partie de Paris où la prostitution a pignon sur rue.

«C’est précisément la stratégie de Femen. Nous combattons toujours nos ennemis face à face», explique Inna. En attendant la première action de leurs recrues, les formatrices vont se mettre au travail. Seules quelques Françaises sont présentes, mais les activistes affirment recevoir des appels du Brésil, des Pays-Bas, d’Amérique. «Et les femmes des pays arabes feront bientôt partie de notre mouvement», prophétise Marina, responsable française.

>> Posez-vos questions aux membres de Feme, elles y répondent par ici.

Julien Ménielle et Jonathan Duron
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