La maison de Saad al-Hilli, victime présumée de la tuerie de Chevaline, à Claygate dans la banlieue de Londres, le 6 septembre 2012.
La maison de Saad al-Hilli, victime présumée de la tuerie de Chevaline, à Claygate dans la banlieue de Londres, le 6 septembre 2012. - REUTERS/Neil Hall

M.P.

Apparue jeudi dans les médias britanniques, la piste du fils de la grand-mère tuée à Chevaline, a été immédiatement abandonnée. Le fils de la belle-mère de Saad al-Hilli, connu pour ses problèmes psychiatriques et ses accès de violences, était interné au moment du quadruple meurtre, selon une source interrogée par TF1 News.

Les pistes de l'Irak, la famille et le métier privilégiées

D’après des documents de la justice suédoise, Haydar Thaher souffre de schizophrénie et il aurait «offensé, menacé et battu ses parents à plusieurs reprises pendant un temps très long». Entre 2001 et 2007, alors qu’il vivait chez ses parents, la police est intervenue à plusieurs reprises à leur domicile pour des faits de violences.

L’enquête va donc se concentrer sur les trois principales pistes énoncées par le procureur de la République d’Annecy, Eric Maillaud: la famille, l’Irak, son métier. Le procureur est actuellement en Grande-Bretagne pour tenter de trouver de nouveaux éléments. «Nous sommes parfaitement conscients qu'Annecy n'est que le lieu fortuit de ce drame et que vraisemblablement, l'origine, les causes et les explications sont ici chez vous», a-t-il déclaré aux journalistes britanniques. La rencontre entre les enquêteurs français et anglais a été qualifiée de «productive» par la police du Surrey. Le procureur doit rentrer en France ce vendredi.