En attendant de pouvoir entendre la petite Zainab, l’aînée des fillettes rescapées de la tuerie de Chevaline, le procureur de la République d'Annecy a fait le point ce mercredi sur l’enquête en cours pour retrouver l’auteur de la fusillade qui a coûté la vie à la famille Al-Hilli et au cycliste Sylvain Mollier. Le magistrat a dégagé trois pistes essentielles.
«Phase d’éveil délicate» pour la fillette
Eric Maillaud n’a pas souhaité faire de commentaire sur l’état de santé de la fillette de 7 ans toujours hospitalisée, mais a indiqué être toujours en attente de pouvoir l’entendre. «Sa phase d’éveil est délicate», s’est contenté d’indiquer le procureur. Pour l’heure, a-t-il précisé, «il n’y a pas de suspects mais il y a des pistes».
Des pistes qui seraient au nombre de trois, selon le magistrat: l’une autour d’un conflit familial concernant de l’argent ou un patrimoine (que le frère de Saad al-Hilli nie farouchement), l’autre en lien avec la profession d’ingénieur aéronautique du père, la dernière en rapport avec son pays d’origine, l’Irak.
«Le cycliste pourrait être une cible»
Avare de détails, Eric Maillaud n’a pas souhaité détailler ces pistes, par crainte de «faire capoter l’enquête». Des pistes principales auxquelles les enquêteurs ont ajouté «la piste fortuite, pas la plus probable mais pas écartée» et celle, envisagée, selon laquelle «le cycliste pourrait être une cible».
«On est sur une affaire hors norme», a rappelé le procureur d'Annecy, qui a évoqué par ailleurs la possibilité de convoquer à nouveau le cycliste qui a découvert les corps: «Tôt ou tard, il va falloir lui demander de remonter sur son vélo pour refaire le parcours.» En attendant, Eric Maillaud s’envole vers Londres, où il doit rencontrer jeudi les enquêteurs locaux.