Tuerie de Chevaline: Un témoin raconte la scène de crime

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Publié le 11 septembre 2012.

FAITS DIVERS - L'homme de 41 ans a été le premier à être interpellé par le cycliste britannique qui a découvert le drame...

Il a été la deuxième personne à se rendre sur les lieux de la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie). Interpellé par le cycliste britannique qui a découvert la scène mercredi dernier, cet homme de 41 ans témoigne auprès du Parisien ce mardi.

Alors qu’il devait effectuer une randonnée dans les environs avec deux amies, il tombe sur le premier témoin du drame en fin d’après-midi. «Cet homme, paniqué, était en train de redescendre la route. Il m’a expliqué difficilement dans un mauvais français qu’il y avait eu un drame un peu plus haut. Il cherchait à prévenir les secours. Je n’ai pas compris s’il n’avait pas de téléphone portable ou s’il ne parvenait pas à capter le réseau à cet endroit», raconte l’homme au quotidien.

«Il n’y avait pas un signe de vie»

Originaire de la région, l’homme et ses accompagnatrices n’hésitent pas à suivre le cycliste britannique. «Je me suis approché de la voiture. Je n’ai touché à rien mais j’ai vu qu’il n’y avait plus rien à faire. Il n’y avait pas un signe de vie», poursuit-il, avant d’examiner l’aînée des deux jeunes filles dont le corps se trouvait à l’extérieur du véhicule des Al-Hilli.

«Elle ne répondait pas à nos appels. J’ai tapé dans les mains mais elle ne réagissait pas. J’ai même prononcé quelques mots en anglais puisque j’ai vu que la voiture était immatriculée en Grande-Bretagne. Mais il ne se passait rien. Pour moi, elle était morte», explique le témoin, encore sous le choc près d’une semaine après les faits.

«On a pensé que nous prenions des risques»

«Il n’y avait aucun bruit. C’était comme dans un film. Une de ces séries de télévision où tout commence par un meurtre. Sauf que cette fois, les acteurs c’était nous et que nous n’avions pas la télécommande pour changer de chaîne», raconte-t-il encore, alors que le doute commence à le saisir sur sa sécurité: «Nous ne savions pas si nous étions seuls ou pas. Si nous étions en danger ou pas. Si ceux qui ont fait cela étaient encore là ou pas. On a pensé que nous prenions des risques.»  

Mais les secours, que les témoins ont rapidement appelé après leur découverte macabre, finissent par arriver et les prendre en charge. Ils ont ensuite donné leur témoignage auprès de la gendarmerie avant que les enquêteurs ne leur demandent de revenir sur les lieux dimanche afin de «déterminer les positions de chacun au moment de la découverte des corps ainsi que la chronologie précise», indique Le Parisien. Le randonneur explique cependant n’avoir «rien entendu et croisé personne, ni voiture, ni moto.»

Corentin Chauvel

Pour le meilleur ami de Saad al-Hilli, ce n’est pas lui qui était visé

Si le différend financier qu’avait Saad al-Hilli avec son frère semblait profond, allant jusqu’à provoquer une dépression chez le père de famille, son meilleur ami Zaid ne croit pas que cette affaire ait un quelconque lien avec la tuerie. Interrogé par Le Parisien, l’homme «considère que c’est le cycliste qui était ciblé, et que (ses) amis ont été tués en tant que témoins». «Les tueurs pouvaient savoir que le cycliste passait régulièrement à cet endroit et lui tendre un piège», ajoute-t-il.

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