Mars: Une découverte de Curiosity «pour les livres d'histoire»

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Publié le 22 novembre 2012.

ESPACE - Les résultats pourraient être dévoilés début décembre...

Comment créer une attente insoutenable chez tous les passionnés d'espace? Lâcher une petite bombe comme John Grotzinger, l'un des responsables du programme d'exploration martienne de la Nasa. «Ces données vont être pour les livres d'histoire», confie-il à la radio publique américaine NPR, qui a publié un article mardi matin.

On n'en saura pas plus avant «plusieurs semaines». Selon Space.com, les résultats, qui sont en cours de vérification, pourraient être dévoilés lors du rendez-vous de l'American Geophysical Union, qui se tient à San Francisco du 3 au 7 décembre.

Pas une trace directe de vie

La seule certitude, c'est qu'il s'agit d'analyses effectuées par SAM, l'atelier du petit chimiste embarqué sur Curiosity mis au point par la Nasa en collaboration avec le Laboratoire interuniversitaire des systèmes atmosphériques (LISA) et le CNRS.

Cet été, Dan Limonadi, le responsable de la collecte et de l'analyse des échantillons martiens, avait expliqué à 20 Minutes que la mission de SAM et de Curiosity n'était pas de trouver des organismes vivants actuels, mais de «déterminer si Mars a, ou a été, habitable».

Patrick Coll, directeur-adjoint du LISA, a réagi à chaud pour 20 Minutes et tempère les attentes. «SAM ne peut pas trouver d'organisme vivant, puisque ce laboratoire a pour mission de définir la composition chimique des échantillons qu'il analyse», précise-t-il. Selon lui, «si SAM détecte des composés organiques, il conviendra d'essayer de répondre à la question de leur(s) origine(s). Dans ce cas, ce ne sera pas à SAM seul de répondre à cette question mais à l'ensemble des instruments» de Curiosity.

Pause pour Thanksgiving

SAM analyse des échantillons du sol et de l'atmosphère de la planète rouge, et traque notamment des traces éventuelles de méthane et d'autres briques organiques qui sont indispensables à la chimie de la vie telle que nous la connaissons. Si de telles molécules ont été détectées, cela signifierait qu'elles pourraient avoir été produites par des organismes vivants. Mais elles pourraient également avoir une origine géologique –on trouve notamment du méthane dans des météorites.

Récemment, la Nasa pensait en avoir détecté avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'un échantillon contaminé par le voyage depuis la Terre. C'est pour cette raison que les scientifiques font preuve de la plus grande prudence et se laissent le temps de confirmer les résultats.

Après un marathon épuisant, les chercheurs vont s'accorder une pause de trois jours pour Thanksgiving, à partir de jeudi. «Au centre CNES de Toulouse, nous avons passés quasiment 20 heures par jour sur nos analyses ces dix derniers jours», raconte Coll. Le pause va permettre de «prendre un peu de recul» sur les analyses. Les livres d'histoire et de biologie attendront bien deux semaines.

Philippe Berry
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