Auto-portrait du robot de la Nasa Curiosity envoyé le 9 août 2012 depuis Mars.
Auto-portrait du robot de la Nasa Curiosity envoyé le 9 août 2012 depuis Mars. - REUTERS/Handout

M.Gr.

Il bouge! Le robot Curiosity, arrivé sur Mars le 6 août, vient de faire ses premiers tours de roues. Prudemment. Il ne s’agit pas encore du début de l’exploration à proprement parlée, mais plus d’un test rapide, pour rassurer les ingénieurs du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, rapporte Le Figaro.

>> Toutes nos réponses à vos questions sur Curiosity, c'est par ici

Au programme de ce petit échauffement: «rouler vers l'avant sur environ 4 mètres, faire un virage à 90 degrés sur place puis faire quelques mètres en marche arrière», a expliqué Jeff Biesiadecki, l'un des «pilotes» du rover au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa, cité par Le Figaro.

Problème sur la station météo

Après avoir analysé son premier caillou martien, mardi, le gros robot Curiosity (900 kg), poursuit donc sa série de « premières ». Une façon pour les ingénieurs et chercheurs du centre JPL, de vérifier que tout fonctionne correctement. Et que les dix instruments scientifiques à son bord n’ont pas souffert de son périple de neuf mois. Pour l’instant, tout semble fonctionner parfaitement, à l’exception d’un problème sur la station météo, dont deux circuits ont été endommagés.

Remplacé en 2016

Deux semaines devraient ainsi être nécessaires pour réaliser tous les tests et contrôles. Ce n’est qu’ensuite que le robot commencera son exploration proprement dite. Celle-ci devrait le conduire vers le cratère de Gale, ce qui devrait permettre «d'étudier la situation présente et passée, jusqu'à trois milliards d'années en arrière, de Mars, un peu comme le Grand Canyon sur Terre», expliquait la Nasa. Le mont Sharp, qu’il va visiter, «est sans doute constitué de 5km de couches stratigraphiques empilées et devrait livrer une mine d'informations».

Pendant sa mission de deux ans - et avant d’être remplacé en 2016 par le robot Insight - Curiosity va ainsi devoir vérifier si la planète rouge n'abrite pas des traces de constituants de la vie autre que l'eau, recherchée lors des précédentes missions.