Le public attend les révélations du Cern sur le boson de Higgs, à Meyrin (Suisse), le 4 juillet 2012.
Le public attend les révélations du Cern sur le boson de Higgs, à Meyrin (Suisse), le 4 juillet 2012. - AFP / DENIS BALIBOUSE

Avec Reuters

Les scientifiques du Cern de Genève ont mis en évidence une nouvelle particule subatomique qui pourrait être le Boson de Higgs, considérée comme cruciale dans la formation de l'univers.

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«Je peux confirmer qu'une particule a été découverte qui est compatible avec la théorie du boson de Higgs», a déclaré John Womersley, directeur général du Science & Technology Facilities Council britannique lors d'un événement à Londres. Joe Incandela, porte-parole d'une des deux équipes qui cherchent à prouver l'existence de la célébre particule élémentaire, a de son côté déclaré devant des personnes réunies au Conseil européen pour la recherche nucléaire (Cern) à Genève: «C'est un résultat provisoire, mais nous pensons qu'il est très solide».

Vieux comme le Big Bang

Le boson de Higgs est un élément central du modèle standard, la théorie qui éclaire la structure fondamentale de la matière. Cette théorie, qui décrit les interactions entre particules, au niveau quantique, se base en partie sur l'idée que deux des quatre forces fondamentales, la force faible et la force électromagnétique, sont de même nature. Cette force, dite électrofaible, rassemblerait l'électricité, le magnétisme ou la lumière, mais cette unification n'est concevable que si les particules porteuses de force n'ont pas de masse, ce qui n'est a priori pas le cas.

Dans les années 1960, les Belges Robert Brout et François Englert, d'un côté, et le Britannique Peter Higgs, de l'autre, ont trouvé une solution en postulant l'existence du «boson», dont le champ aurait permis aux autres particules d'acquérir une masse, juste après le Big Bang, il y a 13,7 milliards d'années.