Igor et Grichka Bogdanoff, lors du festival de Cannes, le 17 mai 2010.
Igor et Grichka Bogdanoff, lors du festival de Cannes, le 17 mai 2010. - NIKO/NIVIERE/LYDIE/SIPA

M.B.

170 chercheurs se rebiffent après la condamnation d’un de leur confrère après avoir critiqué Grichka Bogdanov. Le mois dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait prononcé une peine d’un euro de dommages et intérêt et de 2.000 euros d'amende avec sursis à l’égard du cosmologiste Alain Riazuelo chercheur du CNRS, suite à la publication sur la Toile d’un  projet de thèse de Grichka Bogdanov. Pour ce dernier, cela constituait une violation de ses droits d'auteur. Les juges n’ont pas retenu les arguments du chercheur qui soulignait son droit à la critique pour enrichir les débats à l’égard des écrits des frères Bogdanov.

«Trop, c'est trop»

Dans une lettre, 170 scientifiques viennent à la rescousse de leur homologue et revendiquent  «leur droit au blâme». «Trop, c'est trop», écrivent-ils dans une lettre publiée sur le site Ciel et Espace. «La communauté scientifique a le droit, voire le devoir de blâme, lorsqu'il s'impose, et doit avoir la liberté de pouvoir argumenter ses jugements comme il lui semble, liberté qu'aucune pression, médiatique, policière ou judiciaire, ne doit altérer», indique le texte.

Ces scientifiques souhaitent rappeler «que l'analyse détaillée des thèses et articles publiés par les frères Bogdanov a montré à l'envi qu'ils n'ont pas de valeur scientifique.»