Un «superbrocoli» contre le cancer

ALIMENTATION Des scientifiques britanniques ont créé ce brocoli enrichi en glucopharanine, qui pourrait aider à combattre le cancer...

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 Du brocolis

 Du brocolis — Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA

Des chercheurs britanniques ont mis au point un «superbrocoli», enrichi d'une composante réputée combattre les maladies cardio-vasculaires et certains cancers, qui est mis en vente au Royaume-Uni cette semaine. Le Centre John Innes et l'Institut pour la recherche en alimentation (Institute of Food Research) de Norwich (est de l'Angleterre) ont obtenu par croisement classique un brocoli «boosté» en composants naturels réputés bons pour la santé.

Leurs recherches sont parties d'un brocoli sauvage découvert en 1983 possédant naturellement des niveaux élevés d'un composant appelé glucopharanine. Le superbrocoli, baptisé «Beneforte», ressemble à un brocoli normal, mais contient deux à trois fois plus de glucopharanine, qui a pour propriété de se transformer en molécule active (le sulforaphane) au contact de la flore intestinale. Ce composé actif contribue, selon plusieurs études à réduire les inflammations chroniques et à combattre le développement de certains cancers.

«Superbrocoli» se mange cru

Le «Beneforte» augmente le niveau de sulforaphane ingéré par l'organisme de 2 à 4 fois par rapport à un brocoli normal. Plusieurs études ont montré que la consommation régulière de crucifères (brocoli, chou-fleur, chou, chou de Bruxelles) pourrait prévenir certains cancers. Le brocoli, consommé au moins plusieurs fois par semaine, pourrait être associé à un risque plus faible de cancer colorectal, de l'estomac, du poumon, de la prostate notamment.

Pour garder toutes ses propriétés, il doit toutefois être mangé cru, légèrement cuit à l'eau ou braisé à la poêle. Il serait également bénéfique contre les maladies cardio-vasculaires. Selon le professeur Richard Mithen d'IFR, «notre recherche a fourni de nouvelles connaissances sur le rôle du brocoli et d'autres aliments similaires et montre comment ces connaissances peuvent aboutir au développement de variétés plus nutritives de nos légumes familiers».

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