Le satellite UARS en orbite.
Le satellite UARS en orbite. - NASA

Quels risques de vous prendre un bout de vieux satellite sur la tête? 1 sur 21.000 milliards, selon la Nasa –soit beaucoup moins que de gagner le gros lot à l'euromillion. En revanche, la probabilité qu'une personne, quelque part sur Terre, soit touchée par un débris, chute à 1 sur 3200.

Le satellite surveillé par la Nasa, UARS, est l'équivalent d'un petit bus (10 mètres pour 6 tonnes). Mis en orbite en 1991, il a achevé sa mission en 2005. Comme il n'a plus de fuel, il ne peut pas être précipité à un endroit précis (dans le Pacifique, par exemple). Petit à petit, il retombe vers l'atmosphère. Si la plupart des débris devraient se consumer, environ 500 kg devraient toucher le sol, sans doute fin septembre, et la Nasa n'a aucun moyen de prévoir où jusqu'à environ 2 heures avant la chute finale.

Beaucoup de zones inhabitées

Heureusement, 70% de la surface terrestre est occupée par de l'eau. Pour le reste, une fois qu'on retire les déserts, les montagnes et la toundra, l'homme n'occupe qu'entre 5 et 10% de la planète. La Nasa, qui publiera un bulletin hebdomadaire sur UARS, rappelle qu'en moyenne, un débris retombe chaque jour au sol. Selon l'Agence américaine, aucune personne n'a jamais été blessée.

La semaine dernière, un rapport sonnait cependant l'alarme, indiquant que le niveau des débris actuellement en orbite avait atteint un niveau «critique». Selon leur altitude, les satellites abandonnés peuvent rester en orbite de quelques années (pour les plus bas, situés à quelques centaines de km) à plusieurs milliers d'années pour les géostationnaires (à 30.000 km).

En cas de collision, comme en 2009, des dizaines de milliers de débris se retrouvent éparpillés et tournent autour de la Terre à plusieurs milliers de km/h, pouvant occasionner de gros dégâts pour d'autres satellites ou l'ISS. Avec un effet boule de neige, ils pourraient atteindre une telle densité qu'il deviendrait impossible de mettre de nouveaux satellites en orbite. Pour l'instant, les solutions pour faire le ménage restent coûteuses et technologiquement complexes. Mais tôt ou tard, il faudra bien finir par donner un bon coup de balais.

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