Science: Les relations sexuelles de l'homo sapiens avec des cousins éteints ont dopé son immunité

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Modélisation d'un homme de Néandertal, au musée de Krapina, en Croatie.

Modélisation d'un homme de Néandertal, au musée de Krapina, en Croatie. — N.SOLIC/REUTERS

Les relations sexuelles des humains avec les Néandertaliens et les Dénisoviens, des cousins anciens aujourd'hui éteints, ont permis à l'homme moderne d'hériter de certaines variantes d'un type de gènes qui ont renforcé son système immunitaire, selon une étude publiée ce jeudi.

Un système immunitaire renforcé

Ces gènes, appelés HLA, jouent un rôle essentiel pour que notre organisme puisse reconnaître et détruire des pathogènes, explique Laurent Abi-Rached, chercheur à la faculté de médecine de l'Université Stanford (ouest des Etats-Unis) et principal auteur de ces travaux publiés dans la version en ligne de la revue américaine Science.

Ces gènes comptent parmi les plus variables et adaptables dans notre génome car l'évolution rapide des virus nécessite une capacité de réaction et d'adaption rapide, explique-t-il.

En comparant les gènes HLA d'humains anciens et modernes, les chercheurs ont pu déterminer que des variantes de gènes HLA venaient probablement de croisements avec des Dénisoviens, hominidés récemment découverts et qui descendraient d'un ancêtre commun à l'homme moderne et à celui de Neandertal.

Les Dénisoviens mal connus

On sait peu de chose de cet homme découvert à Denisova en Russie, puisque l'os d'un doigt et une dent en sont les seuls fossiles connus.

Mais le séquençage du génome de ce Dénisovien fait à partir de l'ADN extrait de l'os a permis de déterminer quand des croisements se sont produits avec les humains.

Le transfert de gènes des Dénisoviens aux hommes modernes a laissé la plus forte fréquence d'une variante des gènes HLA (HLA-B) dans les populations d'Asie occidentale, l'endroit le plus probable où des accouplements fortuits entre humains et Dénisoviens se sont produits.

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