Alors, dangereux ou pas, le bisphénol A (BPA)? Cet oestrogène de synthèse, soupçonné d'altérer les facultés de reproduction, peut se cacher dans le plastique des biberons ou des boîtes plastique alimentaires. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), ayant eu accès à une étude provenant des fabricants, a décidé de rouvrir le dossier alors qu'elle avait conclu à l'innocuité du BPA dans les biberons il y a un an. Une nouvelle réponse est attendue en 2010. Le Canada, en vertu du principe de précaution, a déjà banni le BPA depuis un an.
Lésions cancereuses
Les Etats-Unis ont eux aussi rouvert le dossier. D'autant que la revue américaine Consumer Reports a révélé qu'on retrouve du bisphénol A (BPA) dans des boîtes de thon, de haricots verts, de soupes et de jus de fruits... Et ce après avoir testé dix-neuf marques, y compris celles estampillées «bio» ou «BPA-free». De quoi faire ressurgir les soupçons sur ce polycarbonate très utilisé dans l'industrie pour ses vertus rigidifiantes, mais qui supporte mal la chaleur. Chauffé, il migrerait en effet dans les aliments, provoquant l'apparition de lésions cancéreuses de la prostate et des glandes mammaires chez l'animal. Chez l'homme, les études sont encore trop rares.
Retrouvez l'intégralité de l'enquête dans le numéro de Sciences et Avenir de décembre.