Pour réparer les outrages du temps, plus besoin de passer
par le bloc opératoire.
Les nouveaux médecins anti-âge proposent désormais une panoplie de techniques non chirurgicales. Il y a l'injection de la toxine botulique - plus connue sous le nom de la marque Botox. Mais aussi celle d'une autre substance : l'acide hyaluronique. Injecté dans l'épiderme sous forme de gel, l'AH comble les rides... mais plus seulement.
Un fabricant propose de l'injecter aussi dans le corps, pour galber les fesses, les seins... à la place d'implants permanents. Non allergène, ce produit a reçu l'agrément de l'Union européenne. Cependant, la plupart des chirurgiens en France appellent à la prudence. Injecté dans le sein, il pourrait avoir un effet stimulant sur des cellules cancéreuses dormantes. Par ailleurs, le produit pourrait gêner la lecture d'une mammographie. Autre sujet polémique : les cocktails d'hormones. Comme à partir de 30 ans, la production hormonale baisse, des médecins n'hésitent plus à en prescrire pour booster l'organisme. Prisée aux Etats-Unis, en Belgique et en Suisse, cette thérapie est pourtant décriée par les endocrinologues français. Gare aux surdosages, disent-ils, et aux possibles effets à long terme. W
L'enquête intégrale dans le numéro de Sciences et Avenir de juillet 2009.