L’épopée de la conquête spatiale ne s’écrit plus seulement en anglais ou en russe, mais aussi en mandarin. La CNSA, l’agence spatiale chinoise, doit lancer jeudi sa mission la plus ambitieuse à ce jour : envoyer un équipage en orbite et faire sortir ce dernier dans l’espace. La réussite de cette mission constitue une première étape vers la construction de bases chinoises permanentes dans l’espace.
Si tout se passe bien, le vaisseau Shenzou 7 devrait être lancé jeudi entre 15H07 et 16H27 (heures de Paris) par une fusée Longue-Marche II-F depuis le port spatial de Jiuquan dans le nord-ouest de la Chine. Il embarquera trois taïkonautes sur une orbite située à 343 km d’altitude ; leur tâche principale sera de réaliser une activité extravéhiculaire (EVA), en clair, sortir de leur vaisseau et faire un tour dans l’espace. La mission Shenzhou7 est résumée dans cette vidéo:
Un grand pas pour la Chine
«L'EVA constitue un grand pas dans la maîtrise des missions spatiale habitée » a indiqué Wang Zhaoyao , le porte parole de la mission «Le processus des activités extravéhiculaires ne peut pas être simulé au sol et certains nouveaux produits doivent être testés pour la première fois lors du vol». En évoluant près de 40 minutes dans l’espace, relié au Shenzhou7 par un câble d’acier, Le taïkonaute Zhai Zhigang testera ainsi la toute nouvelle combinaison spatiale chinoise Feitian EVA.
Dans la cour des grands de l’espace
La maîtrise des EVA est indispensable pour effectuer les opération de maintenance et les réparations nécessaires à l’entretien de stations spatiales permanentes de type Mir ou ISS, ou de satellites complexes comme le télescope spatial Hubble. Cinq ans après avoir envoyé le premier taïkonaute dans l’espace, la Chine se prépare donc à montrer au monde entier qu’elle sera bientôt en mesure de lancer son propre programme d’exploration et de colonisation spatiale.
Le lancement de Shenzhou-7 sera retransmis en direct sur internet par la télévision chinoise.