Le bras robotisé de Phoenix a enfin réussi à ramener suffisamment de poussière martienne pour tester les deux principaux instruments de la mission: l’analyseur chimique Tega (Thermal and Evolved-Gas Analyzer) et la station d’analyse microscopique Meca (Microscopy, Electrochemistry and Conductivity Analyzer).
Après six tentatives infructueuses, la sonde est parvenue mercredi à verser un peu de sol martien dans le four 4 du Tega. Un véritable soulagement pour les responsables de la mission. En effet, pour une raison encore inconnue, les fines particules du sol martien avaient tendance à s’amalgamer et à former des blocs qui, depuis près de 5 jours, refusaient obstinément de traverser le tamis vibrant placé à l’entrée du Tega.
La poussière va maintenant être chauffée par le four du Tega, et le spectrographe de masse pourra effectuer l’analyse chimique des vapeurs ainsi dégagées; dans l’espoir d’y trouver de l’eau ou tout trace de molécule organique. L’analyse prendra au moins une semaine. En attendant ces résultats, la sonde a enchaîné sur un autre succès dès jeudi: le bras a ramené sans encombre un échantillon de sol sous l’objectif du microscope optique du Meca.
Dans les prochains jours, le bras de Phoenix va tenter de prélever des échantillons en creusant plus profondément la surface de la planète rouge. Le but sera de déterminer l’épaisseur de la couche de «sable» martien avant d’arriver à une couche «rigide», éventuellement constituée de glace.