La théorie de la relativité d’Albert Einstein confirmée par le satellite Microscope

PHYSIQUE La théorie de la relativité générale d’Einstein semble jusqu’ici exacte, un constat presque décevant pour les physiciens dont certains auraient aimé un grand bouleversement…

20 Minutes avec agence

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La théorie d'Albert Einstein a été confirmée par le satellite français Microscope.

La théorie d'Albert Einstein a été confirmée par le satellite français Microscope. — AP/SIPA

Lancé en avril 2016, le satellite français Microscope devait mettre au jour des preuves que la théorie de la relativité d’Albert Einstein était faillible. Mais loin d’atteindre ce but, la mission spatiale n’a pour l’instant pu montrer qu’une chose : le célèbre physicien avait vu juste en ce qui concerne la chute des corps dans le vide.

Tester l’universalité de la chute libre dans le vide

C’est ce qu’indiquent les premières découvertes réalisées par l’engin spatial et réunies dans une étude publiée ce lundi dans Physical Review Letters. Microscope devait notamment procéder à une expérience à 710 kilomètres d’altitude.

Bien plus précisément que sur la Terre, il s’agissait de tester l’universalité de la chute libre dans le vide rappelle L'Express. Une théorie élaborée au XVIIe siècle par Galilée, qui assurait qu’en absence de frottement de l’air, tous les corps tombent avec la même accélération due à la gravité. Or de ce principe découle l’équivalence entre gravitation et accélération, base de la théorie de la relativité générale.

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« Plus excitant de trouver quelque chose de nouveau »

« C’est une bonne nouvelle en ce sens que cela dit que la théorie d’Einstein est encore plus vraie qu’on ne le pensait. (…) Mais pour les théoriciens de la physique, cela aurait été encore plus excitant de trouver quelque chose de nouveau », a confié le physicien Thibault Damour, un des auteurs de l‘étude.

Les responsables de la mission Microscope ont jusqu’à fin 2018 pour continuer à mener ces tests avec une précision de plus en plus importante. Sur Terre, l’exactitude des données allait jusqu’à la 13e décimale. Le satellite a déjà obtenu des résultats de l’ordre de la 14e décimale. Le but avoué est d’atteindre un détail allant jusqu’à une décimale de plus.

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