Qui n’a pas un jour été confronté à ce dilemme? Quand on arrive à un arrêt de bus désert en plein hiver, vaut-il mieux s’asseoir et attendre patiemment l’arrivée du bus ou bien marcher jusqu’à la prochaine station pour se réchauffer et s’avancer – au risque de rater le bus?
Rien ne sert de marcher…
Il semble que pour une fois, les plus paresseux (ou les plus patients), sont ceux qui ont le plus de chance d’arriver à l’heure à leurs rendez-vous. En établissant une formule mathématique qui modélise les trajets possibles d’un usager de bus, un trio de chercheurs de l’Université de Harvard et du California Institute of Technology est parvenu à démontrer que celui qui attend parvient généralement à bon port avant celui qui essaie de devancer le bus. Rien ne sert de marcher, il faut trouver le bus à point…
… sauf en cas de grève
Les trois mathématiciens américains, qui publient leur étude dans la revue en ligne Arxiv, n’ont pas explicitement intégré le risque de grève des transports à leur modèle. Mais ils précisent quand même que la stratégie d’attente cesse d’être efficace si la fréquence de passage du bus est de plus d’une heure ou si la destination finale est distante de moins d’un kilomètre.