Le satellite français CoRoT, lancé il y a un an, a déjà permis de découvrir au moins deux exoplanètes plus grosses que Jupiter et de repérer une quarantaine de candidats à ce statut. Il a aussi permis d'observer les étoiles avec une précision inédite, révélant leur grande variété de comportement.
CoRoT traque les planètes en observant en continu un très grand nombre d’étoiles et en mesurant les variations de la lumière émise par chacune d’entre elles. En effet, le passage (transit) d’une planète devant une étoile provoque une diminution périodique de la luminosité de cette dernière. Découvrez la mission CoRoT dans cette vidéo de l’ESA :
Ainsi, après la découverte de l’exoplanète CoRot-exo-1b, annoncée début mai, les scientifiques de la mission CoRoT ont repéré une deuxième planète, CoRot-exo-2b, en dehors de notre système solaire. CoRot-exo-2b est située à environ 800 années lumière dans la constellation du Serpent. Elle est 1,4 fois plus grosse et 3,5 fois plus massive que Jupiter. La densité moyenne de cette géante gazeuse est également un peu plus élevée que celle de Jupiter.
Deux autres planètes «possibles» font actuellement l'objet d'observations au sol pour confirmer leur statut. L'une d'entre elles a une densité inhabituelle, et pourrait être une planète tellurique, comme la Terre. Par ailleurs, en 300 jours de mesure, la mission CoRoT a déjà permis de repérer «40 candidats ayant des signaux périodiques qui ressemblent à des transits de planètes», a expliqué hier Pierre Barge , de l'Observatoire astronomique de Marseille, lors d’une conférence de presse.
Une nouvelle classification pour les étoiles
Avec un téléscope de seulement 27 cm, CoRoT est capable d'observer des variations de lumière au millionième près. «Si Corot observait le million d'ampoules qui brillent à Noël sur les Champs-Elysées, il pourrait s'apercevoir que l'une d'entre elles clignote», indique un communiqué du Centre National d'Etudes Spatiales . Cette précision a permis de mettre en évidence «une variété extraordinaire du comportement des étoiles», selon Annie Baglin, directrice scientifique du programme CoRoT. Une variété qui, pour le CNES, « conduira très certainement à une nouvelle classification ».