Grippe aviaire : un foyer inquiétant

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Publié le 18 décembre 2007.

GRIPPE – Une équipe d’experts de l’OMS enquête sur un nouveau foyer d’infection du virus H5N1 au nord du Pakistan…

La région de Peschawar une zone particulièrement inhospitalière? Connue jusqu’ici comme un bastion d'islamistes, cette région située à la frontière du Pakistan et de l’Afghanistan abrite désormais un foyer de grippe aviaire suffisamment important pour que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) décide d’y dépêcher un groupe d’experts.


Le plus important foyer depuis 2006

Depuis quelques mois, des foyers de grippe aviaire sont régulièrement découverts, surtout en Indonésie, mais celui annoncé la semaine dernière par le ministère de la santé du Pakistan inquiète tout particulièrement l’OMS. En effet, au moins 8 infections y ont déjà été reportées, ce qui en fait le plus important foyer de grippe aviaire signalé depuis mai 2006. En outre, les personnes infectées vivaient dans des zones proches ou étaient membre de la même famille : l’OMS voudrait donc savoir si cette souche du virus H5N1 a pu se transmettre d’homme à homme.


Ferme maudite

Les premiers cas se sont déclarés à la mi-novembre, quand cinq membres de la même famille sont tombés malades à Abbottabad (Pakistan). Début décembre, un homme et sa nièce travaillant dans la même ferme que cette famille ont été infectés par le virus H5N1. Depuis, deux autres cas ont été signalés dans les environs de la ferme. Le Pakistan a déjà connu plusieurs épidémies de grippe aviaire dans ses élevages de volaille, mais aucun foyer humain de cette ampleur n’avait jusqu’ici été signalé.


Tracer le virus

L’équipe que l’OMS a envoyée sur place va tenter de retrouver les personnes qui ont été en contact avec les malades afin de les traiter mais aussi pour tenter de tracer l’origine de l’infection et vérifier si le virus a muté pour devenir plus virulent.

Pour l’instant, sur les 40 personnes en contact avec les malades qui ont été testées , aucune n’était porteuse du virus H5N1. Ce résultat est plutôt rassurant mais il ne permet pas encore d’exclure la possibilité d’une transmission interhumaine. Seul le séquençage génétique des souches de virus prélevées sur les malades permettra de déterminer si le virus a vraiment muté et peut être à l’origine d’une pandémie.
Yaroslav Pigenet
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