ECOLOGIE – Selon une étude américaine, il serait plus «développement durable» de vivre en couple et de rester marié...
Il est des études dont la conclusion étonne. Il en est d’autres dont on s’étonne que le sujet ait pu faire l’objet d’une étude. Imaginez plutôt. Une équipe de chercheurs de l’université du Michigan (nord des Etats-Unis) s’est un jour posé cette question: «Le divorce est-il bon pour l’environnement?»
Sept ans (dont quatre années d’enquête) et 3.283 foyers américains scrutés plus tard, la réponse tombe: le divorce est mauvais pour l’environnement.
Le raisonnement est implacable: quand les couples se séparent, ils ne vivent plus ensemble. «Le divorce provoque généralement le déménagement d'un des ex-époux et la création d'un nouveau foyer, d'où une augmentation des terrains et des équipements dédiés à l'habitation», indique l’étude, publiée dans les Annales de l'Académie nationale des sciences américaine (PNAS).
Les taux plus élevés de divorce «ont conduit à une augmentation du nombre de foyers» et cela entraîne davantage de gaspillage énergétique, ont constaté les chercheurs.
Aux Etats-Unis, la proportion de foyers composés de divorcés a bondi de 5% en 1970 à 15% en 2000, et une progression a été constatée aussi en Chine, où le divorce n'est pas aussi fréquent, note l'étude.
En 2005, les ménages de divorcés américains ont dépensé 56% de plus d'électricité et d'eau par personne que chez les couples mariés, et utilisé 61% de plus de ressources énergétiques par personne qu'avant leur séparation.
«Plus de 73 milliards de kilowatts/heure d'électricité et 2.373 milliards de litres d'eau auraient pu être économisés aux Etats-Unis.»
«En raison d'une plus grande consommation par personne, une personne dans un ménage de divorcés est supposée également générer plus de déchets (solides, liquides et gazeux, comme les gaz à effet de serre) qui contribuent aux transformations de l'environnement mondial, comme le changement climatique et la perte de la biodiversité», ajoute l'étude qui a porté sur 3.283 foyers américains entre 2001 et 2005.
avec AFP