Vingt minutes de liaison avec la station spatiale ont suffi pour en savoir un peu plus sur le quotidien de Thomas Pesquet, qui navigue tout là-haut, à 400 km de la Terre. Les plus curieux peuvent se relire le live de 20 Minutes. Les plus pressés (Thomas Pesquet tourne en orbite à 28.000 km/h) trouveront l’essentiel ici.

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La vue. Thomas Pesquet a-t-il déjà pu admirer le paysage ? Presque pas. « On a commencé très vite à travailler donc je n’ai pas encore eu beaucoup le temps de profiter de la vue, mais je compte bien profiter du week-end pour passer la plupart de mon temps dans la coupola [ la coupole, où les astronautes peuvent observer le panorama] et prendre quelques clichés sympas. »

Le téléphone. C’était l’une des préoccupations de nos internautes : Oui, Thomas Pesquet peut communiquer « souvent » avec ses proches, grâce au téléphone sur Internet (« sur IP », dit l’astronaute-ingénieur) qui lui permet d’appeler « presque tous les numéros » sur Terre. « Et c’est important pour eux [sa famille et ses amis] car les images du départ de la fusée étaient impressionnantes. J’ai pu les rassurer et je les appelle tous les jours. »

La tuile. Il en a déjà parlé sur Twitter : Thomas Pesquet a consacré une partie de son lundi à réparer les WC « cassés ». Ironiquement, il s’émouvait lundi de voir « tout le sale boulot » confié aux nouveaux. Il est revenu sur l’épisode, ce mercredi : « C’était un peu la tuile dès les premiers jours, mais maintenant j’espère qu’on a eu notre quota de malchance, et que tout va bien se passer jusqu’à la fin. »

Le maillon faible. Questionné sur la réputation de bordel et de saleté que traîne parfois la station spatiale, Thomas Pesquet remet les choses au point. « Je l’ai trouvée extrêmement bien rangée, et d’ailleurs au moindre objet que je recherche, je peux appeler le centre de contrôle qui sait me dire où il est rangé exactement. Mais le maillon faible dans tout ça, c’est un peu l’équipage car s’il ne range pas de façon attentionnée l’outil là où il l’a trouvé, eh bien c’est perdu. »

L’impesanteur. Thomas Pesquet est apparemment fan de l’absence de pesanteur. L’effet de la gravité est encore présent à 400 km d’altitude, mais il disparaît parce que la station tourne en chute libre autour de la Terre. Le Français trouve cela très confortable. « On dort très bien, on flotte dans l’espace […] c’est agréable de travailler dans ces conditions. » Il ne faut quand même pas oublier d’entraîner ses muscles, grâce aux équipements sportifs présents à bord. Il y a même un ballon de rugby « pour le fun ».

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