Illustration d'une nuit de pleine lune.
Illustration d'une nuit de pleine lune. - Xavier Francolon/SIPA

Peut-être qu’en Thaïlande la full moon party du 14 novembre sera encore plus folle que d’habitude. Mais si les participants ont l’impression que la Lune va leur tomber sur la tête, les champignons hallucinogènes ne seront pas les seuls en cause cette fois-ci.

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Ce jour-là, une « super pleine lune » est attendue. En levant les yeux au ciel, les observateurs la trouveront peut-être plus grosse que d’habitude et plus lumineuse si le temps est de la partie. Il faut dire qu’elle n’aura jamais été aussi proche de la Terre depuis le 26 janvier 1948. Ce jour-là, seulement 356 461 km séparaient le plancher des vaches de l’astre.

Un phénomène pas si rare

Ce lundi, elle sera à 356 509 km lors de son périgée, c’est-à-dire au moment où la distance sera minimale. Mais cela se passera à 12 h 21 à l’heure où le Soleil n’a pas encore cédé sa place. Du côté de l’Hexagone, il faudra donc attendre 18 h 30 pour pouvoir observer ce phénomène.

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Qui n’est pas si rare selon les spécialistes. « La Lune, en orbite autour de la Terre, fait des ellipses et n’est pas tout le temps à la même distance. Elle est de plus ou moins 384 000 km. Cela arrivé plusieurs fois par an qu’elle soit plus proche que cette distance-là, la dernière fois c’était il y a trois mois », relativise Arnaud Caron, superviseur à la Cité de l’espace de Toulouse.

Plus lumineuse

Et que cela se passe lorsqu’elle est pleine, cela revient tous les 1 an et 48 jours. Certes, elle n’avait pas été aussi proche depuis 1948, mais, à cette distance, que l’on soit à 356 509 ou 358 000 ne change pas grand-chose.

« Son diamètre apparent sera plus proche de 11 %. Quant à sa luminosité, cela dépend de la surface éclairée. Elle sera 30 % plus lumineuse, mais cela ne va pas non plus projeter une ombre au sol plus forte », poursuit Arnaud Caron.

Pas de protection spéciale

Pour ce spécialiste, le phénomène ne sera certainement pas inoubliable pour les astronomes en herbe, d’autant que les soirs de pleine lune sont ceux où l’on voit moins bien les détails de l’astre, ses cratères.

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« Mais c’est l’occasion d’observer, si on ne le fait pas d’habitude. Il n’y a aucun danger à la contempler à l’œil nu, aucun filtre n’est nécessaire. Mais, à cause de la luminosité, on peut en ajouter un pour le confort », indique le superviseur de la Cité de l’espace.

Et pour ceux qui rateraient cette « super-Lune », il faudra attendre le 25 novembre 2034 pour qu’elle soit encore plus près de nous, soit une distance de 356 445 km.

 

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