Représentation de la sonde Exomars en train de larguer son module d'atterrissage Schiaparelli sur la planète Mars.
Représentation de la sonde Exomars en train de larguer son module d'atterrissage Schiaparelli sur la planète Mars. - ESA D. Ducros/AP/SIPA

Les premiers éléments de réponses filtrent depuis le crash de Schiaparelli sur Mars le 19 octobre dernier. Selon toute vraisemblance, un bug informatique pourrait être à l’origine du crash de l’atterrisseur de la mission européenne ExoMars.

C’est Andrea Accomazzo, directeur de la division des missions solaires et planétaires à l’agence spatiale européenne (ESA) qui en fait l’hypothèse dans la revue Nature. Confronté à un problème dans « l’agrégation des données provenant des différents capteurs », l’engin se serait perdu dans le ciel de Mars. Les données aurait pu faire croire à Schiaparelli qu’il se trouvait à une altitude plus basse qu’il ne l’était en réalité.

Le parachute et le bouclier thermique se seraient éjectés trop tôt

Le problème serait survenu 4 minutes et 41 secondes après le début de la descente dans l’atmosphère, qui a duré presque 6 minutes. Les spécialistes de l’agence spatiale européenne (ESA) ont pu établir que le parachute et le bouclier thermique se sont éjectés de façon prématurée.

Quant aux rétrofusées elles n’ont fonctionné que 3 secondes alors qu’elles auraient dû être en action dix fois plus de temps. Et ce, car l’ordinateur de Schiaparelli avait estimé que l’engin était déjà en place sur la planète Mars, précise Futura-Sciences. L’atterrisseur était pourtant loin du sol. Il aurait effectué une chute libre de 2 à 4 kilomètres pour ensuite s’écraser à 300 km/h à la surface de Mars.

La mission n’est pas condamnée pour autant

La destruction de Schiaparelli ne condamne pas la mission ExoMars, puisque l’élément le plus important était la sonde TGO, qui va analyser l’atmosphère martienne. Si l’hypothèse d’un bug informatique se confirmait, il s’agirait d’un moindre mal pour l’ESA.

Un défaut des éléments de l’engin spatial serait plus délicat à corriger. L’agence européenne qui n’a jamais réussi à poser d’engin sur Mars compte bien réexpédier un nouveau module lors de la mission ExoMars 2020, qui est maintenue.

 

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