Le célibat sera-t-il un jour considéré comme une forme de dopage? Des anthropologues ont constaté que chez les Ariaals, une ethnie semi sédentaire vivant au nord du Kenya, la diminution du niveau de testostérone – la principale hormone sexuelle masculine- dépend plus du statut marital que de l’âge.
Peter Gray et une équipe du département d’anthropologie de l’Université d’Harvard ont mesuré le taux de testostérone dans la salive de 205 individus masculins âgés de plus de 20 ans appartenant à cette ethniel. Après les avoir classés selon leur statut marital, les chercheurs ont observés que, quel que soit leur âge, les célibataires secrètent significativement plus de testostérone que les hommes qui se sont mariés.
En outre, les Ariaals tolérant la polygamie, Gray et ses collègues ont également pu constater que ce sont les hommes qui avaient le plus d’épouses qui affichaient les plus bas taux d’hormone masculine. Ces résultats sont publiés dans la revue Current Anthropology.
Selon les chercheurs «les niveaux de testostérones sont plus bas parmi les hommes mariés car ils investissent moins dans la recherche de partenaire». En clair, une fois casés, ils n’ont plus besoin d’afficher leur virilité pour s’accoupler.