L'actrice et chanteuse française Line Renaud, photographiée le 2 mars 2015 à Paris lors de son arrivée au gala annuel du Sidaction.
L'actrice et chanteuse française Line Renaud, photographiée le 2 mars 2015 à Paris lors de son arrivée au gala annuel du Sidaction. - KENZO TRIBOUILLARD/AFP

C’est confirmé : le blanchissement de notre chevelure est certes motivé par les aléas de la vie, mais il l'est également par notre héritage génétique. En cause, le gène IRF4 qui serait donc, selon des chercheurs, à l'origine de cheveux blancs.

« Nous avons trouvé un allèle [variante d’un gène qui détermine souvent l’apparition de caractères héréditaires différents] qui prédispose aux cheveux grisonnants. Nous avions déjà identifié des gènes responsables de la calvitie et de la couleur des cheveux, mais c’est la première fois qu’un gène lié au vieillissement du cheveu est défini », assure ainsi Kaustubh Adhikari de University College London (Royaume-Uni) et auteur principal d'une étude sur le sujet publiée, ce mardi, dans la revue Nature Communications.

Une apparition des cheveux blancs vers 35 ans pour les Caucasiens

Une recherche qui confirme donc que ces cheveux chenus ne sont pas l'apanage du stress, de l’alcool et du tabac, de la forte exposition au soleil ou encore d'un manque de vitamines, comme le pensent certains.

Pour débusquer ce gène, une équipe de chercheur internationale a étudié l’ADN de plus de 6.000 personnes vivant en Amérique latine mais d’origines (et donc de type de cheveux) très variées. 

 

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« Il s'avère que l’allèle du vieillissement est essentiellement observé chez les Européens. Quant à l’âge moyen de l’apparition des cheveux blancs, il se situe vers 35 ans pour les Caucasiens, un peu avant la quarantaine pour les Asiatiques et seulement vers 45 ans pour les Africains », précise Kaustubh Adhikari.

Déjà connu pour son implication dans la production et le stockage de la mélanine

Le gène IRF4 était déjà connu des chercheurs pour son implication dans la production et le stockage de la mélanine, le pigment qui détermine la couleur des cheveux, de la peau et des yeux.

« Comprendre comment IRF4 influence le blanchissement des cheveux pourrait permettre de modifier ce processus », admet aujourd’hui le scientifique qui reconnaît toutefois que « l’édition des gènes posera bien sûr des questions éthiques ». Reste que l’expert envisage déjà « la manipulation de IRF4 pour retarder le vieillissement des cheveux ».

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