Illustration: un trou noir, phénomène à vulgariser s'il en est.
Illustration: un trou noir, phénomène à vulgariser s'il en est. - SIPANY/SIPA

Les rumeurs sont presque dignes de la sortie d’un iPhone. L’excitation est palpable dans le milieu scientifique alors qu’une conférence de presse se tiendra jeudi à Washington autour de la quête centenaire pour confirmer l’existence des ondes gravitationnelles. Et après les bruissements de ces dernières semaines, le timing semble parfait, d’autant qu’une publication est prévue dans le magazine Nature le même jour.

Selon la Fondation Nationale américaine des Sciences (NSF), des scientifiques du Caltech, du MIT et du Ligo (Laser Interferometer Gravitational-wave Observatory) vont « faire un point sur les efforts de recherche pour détecter les ondes gravitationnelles à l’aide du Ligo ».

Après les spéculations d’un chercheur américain, mi-janvier, un email de physicien théoricien Cliff Burgess a été publié sur Twitter la semaine dernière. Il affirme que des « espions » ont lu l’étude en question, et que l’existence des ondes gravitationnelles a été confirmée par l’observation de la fusion entre deux trous noirs, qui aurait déformé la courbure de l’espace-temps.

Pour faire simple, selon la théorie de la relativité générale d’Einstein, les objets de très grande masse lancés à toute vitesse génèrent des ondes gravitationnelles, un peu comme un caillou à la surface d’une mare. Avec le Ligo, les scientifiques cherchent à mesurer un écart infime entre deux points, de l’ordre d’un millième de milliardième de milliardième de mètre, selon le CNRS. Pas facile, surtout au milieu de nombreux parasites.

Si la théorie était confirmée, il serait alors possible de construire de nouveaux télescopes pour observer le cosmos à travers les lunettes de l’astronomie gravitationnelle, une discipline au potentiel encore mal mesuré. Rendez-vous jeudi.

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