VIDEO. Kenya: Découverte de traces d'un massacre perpétré il y a 10.000 ans

ARCHEOLOGIE Alors que les origines de la guerre restent un sujet de débat entre scientifiques...

20 Minutes avec agences

— 

Violemment matraqué, cet homme est l'une des victimes d'un massacre perpétré au Kenya il y a 10.000 ans et découvert  par des archéologues en janvier 2015.

Violemment matraqué, cet homme est l'une des victimes d'un massacre perpétré au Kenya il y a 10.000 ans et découvert par des archéologues en janvier 2015. — Marta Mirazon Lahr/AFP

Des chercheurs ont découvert, au Kenya, les restes de squelettes portant des traces de blessures mortelles et appartenant à au moins 27 personnes (hommes, femmes et enfants). Des ossements mis au jour sur le site semi-désertique de Nataruk, près du lac Turkana, et qui laissent supposer qu’un « massacre de masse » avait été perpétré près de ce lac, il y a 10.000 ans.

« Ces restes humains témoignent du meurtre intentionnel. Ils apportent la preuve unique d’un événement guerrier parmi des chasseurs-cueilleurs de la Préhistoire », soulignent, en effet, les scientifiques dans une étude publiée, ce mercredi, dans la revue britannique Nature.

 

 

 

Des blessures provoquées par des projectiles, sans doute des flèches

Aussi l’équipe a-t-elle exhumé douze squelettes, plus ou moins intacts, dont dix présentent des lésions traumatiques mortelles. Quatre d’entre eux avaient des blessures qui semblaient avoir été provoquées par des projectiles, sans doute des flèches. Quatre autres squelettes avaient des traces de coups sur le crâne. D’autres individus avaient des fractures aux jambes, aux mains ou aux côtes.

« Nous avons aussi trouvé une jeune femme assise, les mains croisées entre les jambes, les pieds croisés également. On peut penser qu’elle était ligotée au moment de sa mort », ajoute Marta Mirazon Lahr, anthropologue à l’Université de Cambridge (Royaume-Uni), qui a piloté les fouilles.

 

 

Des conflits avant que les civilisations se sédentarisent

Les origines de la guerre restent un sujet de débat entre scientifiques, faute d’éléments tangibles sur les relations entre les différents groupes humains dans un passé lointain.

Les ossements de Nataruk apportent cependant « la preuve qu’il y a eu un conflit entre deux groupes, avant que les sociétés ne se sédentarisent et qu’il n’y ait des villages et des cimetières. C’est unique », s’enthousiasme Marta Mirazon Lahr.

Mots-clés :