Le lanceur Falcon 9 de SpaceX à la base de l'Air Force américaine de Vandenberg, le 16 janvier 2016, en California.
Le lanceur Falcon 9 de SpaceX à la base de l'Air Force américaine de Vandenberg, le 16 janvier 2016, en California. - Bill Ingalls/AP/SIPA

Un échec. SpaceX a échoué dimanche à poser en douceur le premier étage du lanceur Falcon 9 sur une barge en mer. « Le premier étage est bien venu sur la barge mais il semble que l’atterrissage a été brutal », écrit SpaceX dans un tweet.

Il s’agissait de la quatrième tentative de faire poser sans encombres le premier étage de Falcon 9 sur une plateforme en mer. Les analyses effectuées montrent que «le premier étage s'est posé en douceur, mais que le troisième pied ne s'est pas déployé», alors qu'il était à 1,3 mètres du centre de la barge, selon un autre tweet.

Toutefois, le 22 décembre dernier, la société du milliardaire Elon Musk, avait réussi à la première tentative à faire atterrir en douceur le premier étage de Falcon 9 sur le sol près de Cap Canaveral (Floride) onze minutes après un lancement. Hans Koenigsmann, responsable du tir de SpaceX, avait expliqué vendredi que la société californienne n’avait pas pu tenter un nouvel atterrissage sur la terre ferme car elle n’a pas obtenu l’autorisation des autorités.

SpaceX estime que la récupération du premier étage de façon régulière devrait permettre de nettement réduire les coûts de lancement ce qui bouleverserait le marché de la mise sur orbite des satellites et de capsules transportant des astronautes ou des touristes orbitaux.

Dimanche a marqué le deuxième vol du lanceur de SpaceX depuis l’explosion d’une fusée Falcon 9 en juin dernier après son décollage de Cap Canaveral. Il s’agissait alors du premier revers pour SpaceX après dix-huit lancements réussis dont six sur douze prévus pour livrer du fret à la Station spatiale internationale pour la Nasa.

Cependant, la mission principale de SpaceX, la mise sur orbite de Jason 3, satellite franco-américain de mesure de l’élévation des océans, clé pour mieux comprendre le réchauffement climatique, s'est bien déroulée.

Le satellite construit par le groupe français Thales Alenia Space s’est en effet séparé du deuxième étage du lanceur comme prévu et a été mis sur orbite 56 minutes après le lancement de la base aérienne Vandenberg en Californie à 19h42, heure française. Quelques minutes plus tard, le satellite a déployé ses panneaux solaires, permettant d'accroître la précision des mesures océanographiques (niveau des mers, puissance des vents, hauteur des vagues et direction des courants…) en temps quasi-réel.

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