SCIENCES - L'astrophysicien, paralysé depuis l’âge de 22 ans, a connu sa première expérience en apesanteur…
«C'était génial... j'aurais pu continuer encore et encore.» L'astrophysicien britannique Stephen Hawking, 65 ans, paralysé par une maladie dégénérative depuis près de 40 ans, a pu quitter son fauteuil roulant pour un bref moment, jeudi, grâce à sa
première expérience en apesanteur.
«Espace, je suis là»
Accompagné de quatre médecins et de deux infirmiers, Stephen Hawking était à bord d'un Boeing 727-200 modifié. L'appareil entièrement capitonné, qui appartient à la société de tourisme spatial Zero Gravity, est monté jusqu'à près de 10.000 mètres d'altitude à un angle de 45 degrés avant de plonger de 2.500 mètres, faisant flotter les passagers pendant environ 30 secondes, avant de recommencer le même exercice.
«Espace, je suis là», a déclaré Stephen Hawking au centre de contrôle de la Nasa, communiquant par l'intermédiaire d'un ordinateur et d'un synthétiseur vocal. Zero Gravity
a offert ce vol au célèbre professeur britannique alors que le prix d'un «billet» est normalement de 3.500 dollars.
L'entourage de Stephen Hawking ne savait pas avant le vol combien de fois il pourrait supporter ces expériences répétées d'apensanteur. Finalement, l'expérience a été répétée 8 fois et au total l'astrophysicien a évolué 4 minutes en apesanteur. «Le professeur Hawking a atteint le ciel et touché le paradis», a commenté Peter Diamandis qui dirige la société Zero Gravity.
Premier vol suborbital
Le rêve de Stephen Hawking d'aller dans l'espace pourrait se réaliser d'ici deux ans lors d'un premier vol suborbital de la compagnie de tourisme spatial Virgin Galactic créée par le magnat britannique Richard Branson.
L'astrophysicien, qui a voué une grande partie de ses travaux à l'étude des trous noirs dans l'univers, a dit vouloir encourager l'intérêt du public dans les vols spatiaux, essentiels selon lui au devenir de l'humanité. «La vie sur Terre est de plus en plus menacée de destruction par des désastres comme le réchauffement climatique, une guerre nucléaire, un nouveau virus génétiquement créé par des humains et d'autres dangers», a-t-il dit.