Sciences: Les 5 grandes découvertes de l’année 2014

PROGRES Big Bang, comète, dinosaures, et même une histoire d’adultère dans la famille royale anglaise…

Romain Scotto

— 

Un modèle du robot Philae vu à l'Agence spatiale européenne, le 12 novembre 2014 à Darmstadt, en Allemagne

Un modèle du robot Philae vu à l'Agence spatiale européenne, le 12 novembre 2014 à Darmstadt, en Allemagne — Daniel Roland AFP

En 2014, les cerveaux des scientifiques ont encore chauffé. Voici cinq découvertes ou avancées, sélectionnées par 20 Minutes, dont on devrait encore entendre parler dans les années à venir...

1. Les premières secousses de la théorie du Big Bang. En scrutant le ciel, et plus précisément le fond de cosmologique, les astrophysiciens américains ont observé au mois de mars les fameuses ondes gravitationnelles  primordiales, témoins directs des premières secousses du Big Bang. Leur découverte conforterait ainsi cette théorie de la naissance de l’univers, il y a 14 milliards d’années. Ces ondes gravitationnelles figuraient déjà dans la théorie de la relativité d’Einstein et confirment l’expansion extrêmement violente de l’univers dans la première fraction de seconde de son existence. Une phase appelée l'inflation cosmique. Seul petit hic, en septembre, cette découverte a été ébranlée par les révélations des membres de la collaboration Planck. Ils ont montré que le signal observé pourrait être en réalité l’illustration d’émissions de poussières de la voie lactée.

2. Un grand lac sur Mars. S’il n’est pas encore l’heure de parler d’une vie sur la planète rouge, on sait au moins qu'elle a hébergé de l’eau à l’état liquide. Le cratère de Gale, exploré par le robot américain Curiosity, renfermait un grand lac de 155km de long, alimenté par des rivières pendant des dizaines de millions d'années, selon les scientifiques de la mission. C’est en examinant des roches et les différentes couches sédimentaires qu’ils sont arrivés à cette conclusion. Dans un lointain passé, Mars a donc été propice à l’existence d’une vie microbienne.

3. Philae capte les molécules organiques d’une comète. En soi, poser un robot sur une comète est déjà une prouesse scientifique inédite. Les astrophysiciens avaient également l’ambition de rapporter sur Terre un échantillon de la comète Tchouri. Un projet pour l’heure en sommeil puisque le robot Philae doit recharger ses batteries jusqu’au printemps. Le principal forage de la comète a été un échec, certes. Mais en attendant, Philae a tout de même «reniflé» quelques matières organiques, notamment du carbone. Par ailleurs, les mesures faites par la sonde Rosetta en orbite autour de la comète permettent d’en savoir plus sur les origines de l’eau terrestre. Celle-ci provient d'astéroïdes qui ont frappé notre planète il y a 3,9 milliards d'années et non de noyaux cométaires.

4. L’ADN de Richard III trahit une infidélité royale. Tout a commencé par la découverte d’un squelette sous un parking anglais, à Leicester. Identifiée par les généticiens comme la dépouille de Richard III, celle-ci révèle une infidélité de nature à ébranler tout l’arbre généalogique des monarques britanniques. Les spécialistes évoquent une «rupture dans la chaîne génétique». Autrement dit, l’apparition d’un enfant illégitime dans la famille. Pour l’heure, il est encore impossible de déterminer à quel niveau la rupture se situe. Mais d’après les scientifiques, cette découverte n’est pas encore de nature à détrôner la reine Elizabeth II.

5. Le plus grand dinosaure sur terre mesurait 20m. 14 fois plus grand qu’un éléphant lambda, le titanosaure serait l’espèce la plus imposante ayant vécu sur Terre. Les paléontologues argentins en ont exhumé 7, au mois de mai. Ils mesuraient 20m de haut, 40 de long (de la tête à la queue) soit presque l’équivalent de la largeur d’un terrain de foot. Ces animaux présents sur Terre il y a 95 à 100 millions d’années seraient donc plus grands que les Argentinosaurus, l’espèce la plus grande jamais découverte jusque-là.