Stephen Hawking, le 28 mai 2014, à Cambridge.
Stephen Hawking, le 28 mai 2014, à Cambridge. - David Parry/AP/SIPA

«This is a revolution».... D'un autre type, et gratuite celle-ci. L'astrophysicien britannique Stephen Hawking a annoncé mardi à Londres que son système de communication qui lui permet de s'exprimer par l'intermédiaire d'un ordinateur serait accessible gratuitement à la communauté scientifique en janvier 2015.

Atteint de la maladie de Charcot, autrement appelée sclérose latérale amyotrophique ou SLA, diagnostiquée quand il avait 21 ans, Stephen Hawking se déplace en fauteuil roulant et parle à l'aide d'un ordinateur, avec un système amélioré par Intel.

Le scientifique, complètement paralysé, parvient à écrire sur son ordinateur en activant un capteur grâce à la contraction d'un muscle de sa joue. Les caractères sélectionnés forment des mots qui sont alors prononcés par une voix artificielle.

Ultra-rapide sur Internet

Le travail des ingénieurs d'Intel, pendant trois ans, a consisté à créer un programme pour réduire le nombre de manipulations nécessaires sur son ordinateur pour, par exemple, ouvrir un document ou envoyer un fichier par email.

La société britannique SwiftKey a, elle, numérisé tous les ouvrages du scientifique afin d'améliorer la déduction des mots qu'il utilise. Cette technologie, qui elle ne sera pas accessible gratuitement, permet au scientifique de taper «moins de 20% des caractères» des mots qu'il veut écrire, les autres étant déduits.

«Le résultat est qu'Hawking écrit deux fois plus vite et que son usage de l'ordinateur est dix fois plus rapide pour surfer sur internet, rédiger ou corriger un texte, envoyer des mails», a expliqué Intel. «Sans ça, je ne serais pas capable de vous parler», a déclaré Stephen Hawking lors d'une conférence de presse.

Encore des améliorations en vue

«Le fait de rendre cette technologie accessible gratuitement peut potentiellement améliorer considérablement la vie des personnes handicapées dans le monde entier», a-t-il ajouté.

Le groupe californien de fabricants de composés électroniques affirme que «d'autres chercheurs et experts en technologie » pourront utiliser leurs avancées pour en faire «profiter tous ceux qui souffrent de la maladie du motoneurone et de tétraplégie», soit «trois millions de personnes dans le monde».

Mots-clés :

  • Aucun mot-clé