Vue d'artiste du vaisseau devant mener un couple marié vers la planète Mars en janvier 2018.
Vue d'artiste du vaisseau devant mener un couple marié vers la planète Mars en janvier 2018. - AP/SIPA

Nicolas Bégasse

«Nous avons attendu, et beaucoup de gens de mon âge ont attendu. Et je pense qu’il est temps de mettre fin à cette attente.» Cette attente, c’est celle qui sépare l’homme de son premier voyage habité vers la planète Mars. Celui qui a prononcé cette phrase, c’est le fameux premier touriste de l’espace, le milliardaire américain Dennis Tito, qui a annoncé son ambitieux projet à la presse mercredi, comme le relate le Telegraph.

Objectif: réunir un homme et une femme mariés et les embarquer pour un vol de 500 jours qui leur ferait faire un petit tour au-dessus de la planète rouge avant de revenir sur Terre. Pas d’atterrissage prévu sur Mars, mais un «vol historique» tout de même, qui mènerait les deux volontaires à plus de 55 millions de kilomètres de la Terre.

Un homme et une femme, pour le symbole et le «soutien émotionnel»

L’équipe du projet a expliqué que le couple devait être composé d’un homme et d’une femme mariés et d’âge moyen. Deux raisons à cela: le symbole, d’abord, de marquer la conquête spatiale avec à la fois un homme et une femme; le «soutien émotionnel» qu’ils pourraient s’accorder l’un à l’autre, ensuite, le voyage inédit devant durer un an et demi. Plus pragmatiquement, le couple devrait aussi avoir eu l’occasion d’avoir des enfants, l’exposition aux radiations pouvant les rendre stériles.

>> A revoir: Notre diaporama sur les grandes dates de la conquête spatiale

Le projet devrait coûter entre 1 et 2 milliards de dollars, financés par les droits télé et la vente des données récoltées à la Nasa. La date de lancement est d’ores et déjà prévue. Pour profiter d’un rare alignement favorable des planètes, il devrait avoir lieu le 5 janvier 2018. Car pour Dennis Tito, 72 ans, le temps presse: le gouvernement américain n’a prévu d’organiser son premier vol habité vers Mars que dans les années 2030.