A l'occasion du Sidaction, qui démarre ce vendredi jusqu'à dimanche, le professeur Gilles Pialoux, chef de service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon et vice-président de la Société française de lutte contre le sida (SFLS), évoque l'efficacité de la trithérapie d'urgence.
A toute personne qui a été exposée à un risque, réel ou craint, de contamination par le VIH, en raison d'un rapport sexuel non protégé, d'un viol, d'un accident de préservatif, d'une piqûre accidentelle ou d'un échange de seringues. Ce traitement post-exposition (TPE) permet de réduire considérablement le risque de contamination au VIH.
Plusieurs enquêtes ont montré que seulement un quart des Français connaissaient ce traitement. En revanche, 90 % des homosexuels savent de quoi il s'agit. Le défaut d'information sur le sujet est donc massif, car il n'y a jamais eu de campagne de prévention axée sur le TPE. Ce serait pourtant indispensable. On pourrait également glisser une notice d'information sur le sujet dans les sachets des préservatifs...
Il est disponible dans les centres hospitaliers, les centres de dépistage anonymes du VIH, les urgences des hôpitaux. Il est administré dans les 48 heures maximum suivant la situation à risque et doit être pris pendant quatre semaines. Il consiste généralement en deux prises par jour de cinq comprimés. Le patient est suivi à 48 heures puis à J + 10 pour apprécier sa tolérance du traitement et vérifier sa sérologie. Il ne ressort pas du centre avec une ordonnance, mais avec le traitement, qui est totalement pris en charge par la Sécurité sociale.
Des nausées, des diarrhées et des maux de ventre parfois.
Elle semble quasi totale. Mais il est impératif de suivre le traitement en continu sur un mois pour s'assurer de son efficacité.
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