Richard Norris, avant le coup de feu qui l'a défiguré, et après sa greffe du visage en mars 2012.
Richard Norris, avant le coup de feu qui l'a défiguré, et après sa greffe du visage en mars 2012. - University of Maryland Medical Center/REUTERS

Julien Ménielle

Quinze ans après, Richard Norris tombe le masque. Cet Américain de 37 ans dissimulait en effet son visage depuis qu’un coup de feu l’a défiguré en 1997, emportant ses lèvres, sa langue et son nez, et paralysant sa bouche. Mais une greffe de la face lui a permis d’affronter à nouveau les regards.

«Il peut se regarder dans un miroir et se brosser les dents, ce que nous n’imaginions même pas», a indiqué mardi le Docteur Eduardo Rodriguez, qui a dirigé l’opération 6 jours plus tôt seulement. Richard Norris récupère en effet très vite, et peut déjà bouger sa langue et fermer les yeux.

En attendant de pouvoir sourire

Quand il s’est réveillé, trois jours après l’intervention, Richard Norris a demandé à se voir. «Il a posé le miroir et m’a serré dans ses bras», se souvient Eduardo Rodriguez. Le jeune homme, qui a subi une intervention chirurgicale de 36 heures, reste en convalescence à l’hôpital.

Richard Norris rejoint Dallas Wiens, Connie Culp, Charla Nash, Oscar et Jérôme dans la grande famille des greffés du visage. Célibataire et sans travail, le jeune homme espère retrouver une vie normale en même temps qu’un visage. Raccordant les muscles et nerfs adéquats, les chirurgiens ont tout fait pour qu’il puisse bientôt sourire.