En 2010, 14% des enfants âgés de 3 à 14 ans étaient en surpoids et 6% étaient obèses. Pour lutter contre ce fléau, l'association Vivons en forme, créée en 2004, aide les communes à mettre en place des actions de sensibilisation. A l'occasion de son congrès qui se tient mardi et mercredi à Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), l'association tire un bilan plutôt positif de ses huit ans d'action. «Environ 250 communes adhèrent à notre programme. Et chaque année, plus de 1.000 manifestations sont menées dans les centres sociaux, les écoles, les centres de loisirs et les clubs sportifs», décrit Christophe Roy, directeur du programme.
Celles-ci revêtent plusieurs formes: l'organisation de randonnées VTT en famille, de forums alimentation, d'ateliers cuisine pour faire découvrir des recettes incluant des légumes… Ou bien encore la distribution de fruits dans les cours de récréation, la création de points nutrition santé au sein de maisons de l'enfance.
Des actions tous azimuts
L'association met aussi à la disposition des municipalités des campagnes d'information: «Nous en avons proposé une sur le thème des portions alimentaires. L'idée étant de montrer par exemple, que donner un steak de 100g à un enfant de 3 ans est excessif, puisque 30g lui suffisent», explique Christophe Roy.
Dernier projet de l'association: réaménager des cours d'école pour inciter les élèves de 6 à 11 ans à faire plus d'exercice physique . «Nous avons sélectionné 55 villes et 280 cours de récréation vont être réorganisées courant 2012 dans les quartiers les plus sensibles. Des tracés de cercles et des marelles vont permettre par exemple aux plus petits de pratiquer une activité physique au quotidien», indique Christophe Roy. Une multitude d'actions dont les effets se font sentir peu à peu, «car faire évoluer les comportements prend beaucoup de temps», assure Christophe Roy.
Des comportements alimentaires à risque
Selon une étude du Credoc menée de 2007 à 2010, les habitudes alimentaires des Français ont beaucoup changé. «Les familles ont plus tendance à ne pas prendre leurs repas ensemble et la diversité alimentaire a fortement baissé chez les jeunes», relate Pascale Hébel, du Credoc.