Les langues se délient et les révélations sur des agissements suspects de la société PIP continuent de tomber ce jeudi. Des ex-salariés de la firme de Jean-Claude Mas ont ainsi indiqué au Parisien que celle-ci «fabriquait également des prothèses de testicules en silicone, ainsi que de faux pectoraux destinés à l’exportation.»
Cette activité n’était pas connue des services de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), qui a fait savoir au quotidien que «sur la France, la société n’a pas déclaré autre chose que de la production d’implants mammaires».
Dans le cas des testicules, PIP s’était procuré une machine à injection particulièrement coûteuse, selon un ancien employé. «Elle avait été achetée dans le but de se positionner sur de nouvelles parts de marché», explique-t-il au Parisien.
Néanmoins, ces prothèses étaient en silicone, donc rien n’indique qu’elles soient défectueuses. Elles sont utilisées notamment en cas d’ablation testiculaire en raison d’un cancer ou de la présence d’un seul testicule chez le patient. En revanche, les faux pectoraux et autres implants fessiers également fabriqués par PIP sont du même acabit que les prothèses mammaires, puisqu’ils sont élaborés avec du gel non conforme.