Prothèses mammaires PIP: La juge d'instruction s'est déplacée dans l'ancienne usine du Var

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Publié le 5 janvier 2012.

ENQUÊTE - L'ex-compagne et le fils de Jean-Claude Mas étaient présents sur place...

Alors que Le Parisien révèle ce jeudi matin que la société PIP fabriquait également des prothèses pour hommes (testicules, pectoraux), la juge d'instruction marseillaise en charge du dossier des implants mammaires défectueux s'est déplacée mercredi dans l'ancienne usine de la société à La Seyne-sur-Mer (Var), a indiqué une source proche de l'enquête.

La juge Annaïck Le Goff était accompagnée par des gendarmes de la Section de recherches de Marseille, co-chargés des investigations avec l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et la santé publique (Oclaesp). Annaïck Le Goff a visité dans l'après-midi les locaux administratifs et de production, aujourd'hui abandonnés, de la société placée en liquidation judiciaire en mars 2010. Elle en est repartie peu avant 17h, avec une petite pile de dossiers, ont constaté des journalistes de l'AFP.

L'ex-compagne et le fils de Jean-Claude Mas présents

L'ex-compagne et le fils du fondateur de l'entreprise Jean-Claude Mas, Dominique et Nicolas Lucciardi, étaient présents sur place. Jean-Claude Mas n'était pas là. La juge «souhaitait se rendre sur place pour commencer son instruction, se rendre compte de visu», a-t-on expliqué de source proche du dossier. Ce déplacement intervient après l'ouverture en décembre d'une information judiciaire pour «homicide et blessures involontaires» et la désignation de Annaïck Le Goff, en charge du pôle santé de Marseille, comme juge d'instruction.

Une perquisition avait eu lieu dans l'usine en mars 2010 dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte pour «tromperie aggravée». Cette enquête est désormais close depuis octobre, et devrait donner lieu à un procès devant le tribunal correctionnel de Marseille d'ici la fin 2012.

Lors de cette perquisition, des prothèses avaient été saisies pour analyses par les services de l'Afssaps, à laquelle des avocats de victimes en réclament aujourd'hui de nouvelles après des révélations récentes sur la composition du gel des prothèses incriminées.

© 2012 AFP
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