Pierre Dukan à Londres, le 22 juin 2011.
Pierre Dukan à Londres, le 22 juin 2011. - ROGERS PAUL/THE TIMES/SIPA

Nicolas Bégasse

Pierre Dukan, le père du célèbre régime du même nom, se lance dans le débat politique. Jeudi prochain paraît au Cherche-Midi sa «Lettre ouverte au futur président de la République», vendue 4 euros. Dans un entretien publié dans le Parisien, le médecin explique l’origine et le but de cet ouvrage.

Selon le quotidien, Pierre Dukan cherche à «donner un peu de solennité à un sujet que l’on a tendance à prendre à la légère». «Le surpoids est un véritable problème de santé publique qui est très peu –voire pas du tout– pris en compte par les hommes et les femmes politiques», estime le médecin, pour qui «le véritable problème, c’est que la nutrition n’a pas évolué depuis les années 1950.»

Une «option poids d’équilibre» au baccalauréat

Dans son ouvrage à paraître, il soumet plusieurs propositions au «futur président de la République». Parmi elles, la mise en place d’une «option poids d’équilibre au baccalauréat rapportant des points d’option pour ceux qui arrivent à garder un indice de masse corporel (IMC) compris entre 18 et 25 entre la seconde et la terminale serait un bon moyen de sensibiliser les ados à l’équilibre alimentaire», estime-t-il. Une proposition «polémique» selon le Parisien, et déjà critiquée point par point par Slate.fr, qui souligne les limites de l’IMC (poids divisé par la taille au carré) et les dérives que peut entraîner une telle option au bac.

Pierre Dukan attaque aussi «les lobbies de l’agroalimentaire et de l’industrie pharmaceutique», qui selon lui ont «un grand intérêt à ce que rien ne bouge»: «Les premiers engraissent les gens et les seconds leur vendent les médicaments qui soignent les effets néfastes de leur obésité sur la santé», estime celui dont le régime est souvent critiqué pour son inefficacité, voire sa dangerosité. Selon le médecin, «il y a de l’argent à gagner en produisant des aliments moins gras, moins sucrés, etc.» «Il y a un futur marché qui pourrait créer beaucoup de richesses pour notre pays et renflouer les caisses de la France», estime Pierre Dukan.

Il conclut: «Je ne suis ni de droite ni de gauche, mais médecin avant tout. J’enverrai mon livre à tous les candidats.»