L'ASN alerte sur les dangers des scanners

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Publié le 7 juillet 2011.

SANTE - Les radiographies et scanners exposent les patients à des rayons ionisants dépassant les doses admissibles de radioactivité...

Pour l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), «la radiologie, ça se justifie». Mercredi, l’ASN a de nouveau alerté sur l’augmentation des doses de rayons ionisants reçues par les patients qui subissent un scanner ou une radiographie. Les dernières études de l’ Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et de l’Institut de veille sanitaire révèlent que les doses délivrées lors de ces examens médicaux ont augmenté de 47% durant les cinq dernières années. Un «souci majeur» pour l’ASN, qui souhaite que certains scanners soient remplacés par des imageries par résonance magnétique (IRM).

Pas assez d’IRM en France

Michel Bourguignon, commissaire à l’ASN, estime que chaque scanner du corps entier ou uniquement du tronc expose le patient à une dose radioactive de 20 millisieverts (mSv), soit la dose qu’un radiologue ou qu’un travailleur du nucléaire ne doit pas dépasser en un an. A partir de 100mSv, le risque de développer un cancer augmente significativement. Entre 2002 et 2007, les prescriptions de scanners ont augmenté de 38%. «Il est évident que tous ces examens sont très utiles d’un point de vue médical et que l’exposition est très différente d’une personne à une autre», a souligné Michel Bourguignon, mais l’ASN souhaite que leur usage soit raisonné. 

Pour cela, il faudrait développer les IRM, qui n’émettent pas de radiations, mais dont la France manque: seulement 8,7 IRM par million d’habitant contre 20 en moyenne dans les autres pays européens. Deux fois plus chers qu’un scanner et plus récents sur le marché, les IRM pourraient pourtant remplacer certains examens de radiologie, en particulier pour éviter d’exposer les enfants aux rayons ionisants. Afin d’aider les médecins à prescrire l’examen le plus adapté, l’ASN va mettre à leur disposition un guide du bon usage de l’imagerie médicale. Consultable en ligne dès 2012, il devrait permettre d’éviter des scanners inutiles ou d’en remplacer quelques uns par des IRM. A condition de ne pas être pressé: on compte en moyenne un mois d’attente pour passer un IRM.

A.C.
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