Concombres infectés: Quelles mesures de précaution sont prises en France?

SANTÉ es autorités sanitaires françaises ne veulent pas déclencher de psychose et se bornent à des recommandations minimales...

Julien Ménielle

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Un concombre bio espagnol, semblable à ceux dans lesquels ont été identifiées des Escherichia coli enterohémorragiques, en mai 2011 en Allemagne.

Un concombre bio espagnol, semblable à ceux dans lesquels ont été identifiées des Escherichia coli enterohémorragiques, en mai 2011 en Allemagne. — BAZIZ CHIBANE/SIPA

Importations interdites, lots retirés de la vente, consommation déconseillée... Les pays européens tentent de se mettre à l’abri de la bactérie tueuse qui se cache dans les concombres espagnols. En France, les autorités se veulent rassurantes, et des précautions minimales ont été mises en place.

Surveillance renforcée

L’Institut national de veille sanitaire (InVs) note que les trois cas français ont été contaminés en Allemagne. Un lot douteux a cependant été retiré du marché, ce week-end dans le Finistère, a indiqué Xavier Bertrand. Pour le reste, officiellement, aucune recommandation particulière n’a été diffusée, si ce n’est à l’attention des professionnels de santé.

«Les médecins hospitaliers ou libéraux ayant diagnostiqué une diarrhée sanglante ou un SHU (syndrome hémolytique et urémique, ndlr) survenus depuis le 20 avril 2011, chez des patients ayant séjourné en Allemagne dans les 15 jours précédents le début des symptômes, sont invités à les signaler à l'Agence régionale de santé de leur région (ARS)», précise l’InVs sur son site.

«Principe de précaution personnel»

Pour le reste, la directrice de l’institut a indiqué ce lundi sur Europe 1 que la consommation de concombre ou de crudités n’était pas déconseillée. Toutefois, Françoise Weber a convenu qu’il était recommandé de ne pas manger «les tomates, les salades, et les concombres qui ont été faites au niveau du foyer de l'épidémie». En attendant, le «principe de précaution personnel» s’applique, indique la responsable. C’est-à-dire se laver les mains avant de passer à table, en sortant des toilettes, et laver et éplucher les crudités.

Pour l’heure, l’InVs, comme la Commission européenne, cherche à remonter la piste de la bactérie incriminée. Un producteur précis est visé, dont les produits seront retirés du marché «quand c'est encore possible», a précisé Françoise Weber. Mais selon elle, une grande partie de ces concombres aurait déjà été consommée.