Photo d'illustration: un médecin teste les réflexes d'un patient lors d'une consultation.
Photo d'illustration: un médecin teste les réflexes d'un patient lors d'une consultation. - ISOPIX/SIPA

Julien Ménielle

 Dépister tôt pour agir vite et mieux. L’adage s’applique à de nombreuses maladies, et tout particulièrement à la maladie de Parkinson. Mais dans le cas de cette dernière, à laquelle une journée mondiale est consacrée ce lundi, la détection est compliquée par le caractère peu spécifique et souvent méconnu des signes.

Contrairement à l’idée générale, le signe le plus caractéristique de la maladie de Parkinson n’est pas le tremblement, qui est souvent très difficilement perceptible au début de la pathologie, mais l’akinésie. Ce symptôme se caractérise par des mouvements lents, rares et maladroits. Le tremblement, autre signe spécifique intervient souvent au repos. Le dernier signe majeur est une rigidité des muscles qui va en s’aggravant.

Fatigabilité et difficultés de concentration

Les troubles débutent généralement vers 55 ans, rarement avant 40 et après 75 ans. Les premiers symptômes de la maladies sont souvent insidieux et peu spécifiques, et sont pris pour les signes normaux du vieillissement: fatigue, déprime, amaigrissement, douleurs... Mais ces indices vont crescendo, et s’accompagnent d’autres éléments plus évocateurs.

Avant l’apparition des tremblements, l’entourage peut détecter une diminution voire une perte des mouvements dits automatiques, comme le balancement des bras lors de la marche. L’écriture se fait de plus en plus petite, les gestes précis habituellement réalisés facilement deviennent plus compliqués, et les mouvements jadis réalisés mécaniquement nécessitent de plus en plus d’effort et de concentration, et fatiguent davantage.

Des troubles unilatéraux

En début de maladie, la fatigue générale peut s’accompagner de troubles du sommeil et de la mémoire, et d’une diminution du volume de la voix. Quand des douleurs surviennent, ou lorsqu’un membre s’engourdit, les examens habituels (radio, prise de sang) ne retrouvent trace d’aucune inflammation.

Ces atteintes, comme toutes celles touchant les membres, sont souvent plus présentes d’un côté du corps que de l’autre. C’est par leur observation que le médecin établit le diagnostic, qui repose en effet sur l’observation clinique du patient. En cas d’apparition de plusieurs de ces signes, il convient donc de consulter.