Cela constitue une grave accusation pour les autorités sanitaires. La chaîne BFM TV s’est procuré une note de l’agence du médicament (ex-Afssaps), dans laquelle le Médiator est cité, qui évoquait clairement les risques des médicaments coupe-faim dès 1995.
A cette époque, les autorités sanitaires avaient décidé d’encadrer ces médicaments, dangereux pour le cœur et les poumons rappelle BFM. Pourtant, le Médiator n’a pas été concerné car ses propriétés n’étaient pas clairement connues, selon les autorités.
Le document de l’agence du médicament du 23 octobre 1995 prouve ainsi le contraire. Embarrassant. Les autorités sanitaires auraient donc laissé faire, préférant ignorer les dangers de ce médicament, accusé d’avoir entraîné la mort d'au moins 500 personnes, voire de 2.000 patients.
Dans une interview à BFM TV, le président de la mission Médiator à l’Assemblée nationale évoque, lui, une «complaisance» voire une «connivence ou corruption». Le ministre de la Santé Xavier Bertrand a immédiatement réagi sur l'antenne de BFM à ce document. «C'est à la justice et à personne d'autre de dire s'il y a eu corruption», a-t-il déclaré. Selon lui, si la responsabilité première est imputée à Servier, il y a également eu «défaillance de la police du médicament, mise en place par l'Etat».
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