Roselyne Bachelot va mettre la main à la poche pour les femmes porteuses d’implants mammaires défectueux. «Je prendrai en charge pour toutes ces femmes les échographies, les analyses, la désimplantation de ces prothèses non adaptées ainsi que les examens de contrôle et qui suivront la période opératoire», a annoncé ce mercredi la ministre de la Santé.
C’est en fait à l’assurance maladie que la ministre a demandé un effort pour ces quelque 30.000 femmes dont les implants viennent de la société Poly implant prothèse (PIP), mise en liquidation judiciaire en mars dernier. Parmi elles, «20% relèvent de la chirurgie réparatrice suite à un cancer du sein et 80% de la chirurgie esthétique», a précisé Roselyne Bachelot sur RTL.
«Pour les femmes qui relèvent d'une chirurgie du cancer du sein, j'ai demandé que l'assurance maladie paie la nouvelle prothèse», a détaillé par ailleurs la ministre. L'Agence des produits de santé (Afssaps) a recommandé mardi un renforcement de la surveillance des femmes porteuses d'implants mammaires PIP et le retrait des prothèses en cas de suspicion de rupture.