La recherche va pouvoir reprendre, au moins jusqu'à une décision définitive. La cour d'appel fédérale de Washington a suspendu ce jeudi, en référé, l'interdiction de la recherche publique sur les cellules souches embryonnaires qu'un juge avait prononcée fin août, le temps d'examiner le dossier sur le fond.
Moins de 24 heures après avoir reçu la requête de l'administration Obama, la cour d'appel de Washington a «ordonné la suspension de la décision (de première instance), dans l'attente d'une décision finale». «L'objectif de cette suspension administrative est de donner à la cour suffisamment de temps pour un examen approfondi du dossier, mais ne représente en rien un jugement sur le fond», précise la cour d'appel dans son arrêt.
La recherche publique sur les cellules souches embryonnaires, très prometteuse pour guérir des maladies telles que Parkinson, Alzheimer ou encore le diabète, a été réautorisée début 2009 par le président américain Barack Obama, après huit ans d'interdiction par son prédécesseur George W. Bush, pour des raisons morales et religieuses.
Le 23 août, le juge fédéral Royce Lamberth avait décidé en référé d'interdire l'utilisation de fonds publics pour ces recherches à la suite d'une procédure engagée par deux chercheurs travaillant sur des cellules souches non-embryonnaires et des groupes chrétiens conservateurs.