Un médecin prélève une goutte de sang au bout du doigt d'une patiente.
Un médecin prélève une goutte de sang au bout du doigt d'une patiente. - PureStock/SIPA

J. M. avec agence

Une réponse en une demi-heure. Précieux quand il s'agit de sa propre séropositivité. Ce sera désormais possible, grâce aux tests de dépistage rapide du virus du sida. Leur utilisation est en effet rendue possible par un décret publié ce mercredi au Journal officiel. Mais le texte réglemente strictement la pratique. Explications.

Quand? Dans les «situations d'urgence» seulement
L'arrêté fixe quatre cas dans lesquels les tests pourront être utilisés:

Les expositions sexuelles récentes afin de proposer éventuellement un traitement. Le test est proposé au partenaire.

Les urgences diagnostiques face à des symptômes évoquant le sida.

Les accouchements pour les femmes dont on ne sait pas si elle sont infectées ou non.

Les accidents d'exposition au sang, par exemple lorsqu'un professionnel de santé se pique avec une aiguille. Le test est alors proposé au patient.

Qui? Par des médecins ou des professionnels sous leur responsabilité
Les tests pourront être réalisés par les médecins de ville et, dans les établissements de santé ou les services de santé, par les médecins, les biologistes médicaux ou les sages-femmes, ainsi que par les infirmiers et les techniciens de laboratoire, sous la responsabilité d'un médecin ou d'un biologiste médical.

Le résultat du test sera annoncé au patient «au cours d'une consultation médicale individuelle», précise le texte. Il sera «obligatoirement validé», que le résultat soit négatif ou positif, par un diagnostic biologique classique, c'est-à-dire une prise de sang.

La suite: Simplifier le dépistage
Un groupe de travail a été constitué par le ministère de la Santé, pour évaluer la faisabilité, et le cas échéant, les modalités d'utilisation des tests rapides «en dehors des situations d'urgence, en milieu médicalisé et en milieu associatif», comme le réclament les associations de lutte contre le sida. Des expérimentations sont actuellement menées dans plusieurs services d'urgence hospitaliers.