L’addiction aux jeux vidéo pourrait bientôt être reconnue comme maladie par l'OMS

GAMING L’Organisation mondiale de la santé (OMS) pourrait bientôt inclure l’addiction aux jeux vidéo dans sa classification internationale des maladies…

20 Minutes avec agence

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L'addiction aux jeux vidéo pourrait être reconnue comme maladie.

L'addiction aux jeux vidéo pourrait être reconnue comme maladie. — V. WARTNER / 20 MINUTES

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’apprête à donner raison aux spécialistes qui soupçonnent les jeux vidéos de favoriser les troubles du comportement, révèle le magazine Psychology Today.

Selon l’organisation, ces jeux seraient susceptibles de provoquer une dépendance réelle. Sur mobile, ordinateur ou console, trop jouer pourrait entraîner une addiction nuisible pour la vie sociale ou familiale.

Dégradation des relations familiales et sociales

L’OMS envisage donc d’ajouter dès 2018 l’addiction aux jeux vidéo à sa classification internationale des maladies. Elle y figurerait dans la catégorie « troubles liés aux comportements addictifs avec plusieurs caractéristiques de la dépendance ». Ce classement permettrait aux accros du gaming à outrance de bénéficier d’un encadrement médical.

La dépendance serait définie par un certain nombre de comportements : altération du contrôle, notamment en matière de temps de jeu ; priorité toujours donnée à ce loisir sur les autres activités ; poursuite de cette activité en dépit des conséquences négatives. Ce comportement peut entraîner une dégradation de la vie familiale, des relations sociales et de l’activité scolaire ou professionnelle.

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Vers la fin d’interminables débats

L’OMS ne met pas en cause la pratique seulement ludique du jeu vidéo mais entend alerter sur des comportements déviants. « Le jeu peut devenir un comportement addictif par l’intermédiaire du gameplay, les mécanismes de gratifications et récompenses, la captation de l’attention, l’immersion du joueur, qui lui permet d’oublier son quotidien… C’est le but de tous les jeux mais dans les situations addictives, cela devient problématique », explique dans Sciences et Avenir le docteur Bruno Rocher, psychiatre addictologue au CHU de Nantes.

Depuis de longues années défenseurs et détracteurs des jeux vidéo s’opposent sur les phénomènes d’addiction qu’ils pourraient générer. Cette intervention de l’OMS mettrait fin à ce débat. Et permettrait d’envisager un traitement et une prise en charge du problème comme c’est déjà le cas pour la toxicomanie, le tabagisme ou l’alcoolisme.

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