Nice: Une chercheuse fait une découverte sur les mélanomes

CANCER Elle a travaillé sur la résistance des mélanomes aux thérapies ciblées... 

Mathilde Frénois

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Un dermatologue nantais ausculte un patient pour detecter la presence ou non de mélanomes sur la peau.

Un dermatologue nantais ausculte un patient pour detecter la presence ou non de mélanomes sur la peau. — JS Evrard/Sipa

Elle s’est intéressée de (très) près aux mélanomes, et plus précisément à leur résistance aux traitements. La chercheuse niçoise de 29 ans Rania Ben Jouira qui travaille au Centre méditerranéen de médecine moléculaire (C3M) de l'université de Nice, vient d’être récompensée pour ses travaux.

« Les travaux de Rania Ben Jouira ont permis d’identifier le rôle d’un réseau de protéines extra-cellulaires appelé "matrice extra-cellulaire" dans la résistance du mélanome métastatique aux thérapies ciblées, un enjeu essentiel pour parvenir, à terme, à améliorer le pronostic de ce cancer », détaille la fondation ARC pour la recherche sur le cancer.

Près de 14.000 nouveaux cas par an

« Le problème des thérapies ciblées, c’est qu’elles marchent très bien au début. Mais au bout cinq à six mois, les patients développent des résistances, ils ne répondent plus aux traitements et, malheureusement, décèdent rapidement », explique la chercheuse. Depuis quatre ans, Rania Ben Jouira s’intéresse donc à ces résistances qui font que les traitements ne sont plus efficaces sur le long terme. 

Chaque année, 14.000 nouveaux cas sont recensés en France. Si les thérapies ciblées sont efficaces, les chances de survie chute à 15 % à cinq ans lorsque le cancer est métastatique, les traitements se heurtant aux rechutes et aux résistances. Les découvertes de la chercheuse niçoises permettront d’avancer sur la prise en charge de ces problématiques.